Ca empire ? Je contre-attaque !
Grosse bouffée de hargne depuis ce matin. Je me suis levée prête à déchiqueter un troupeau de chacals affamés, sautillant d'un pied sur l'autre dans mon coin du ring. J'te jure, le premier qui me chie dans les bottes, j'y plante mes index dans les orbites et je lui mets le nez à l'intérieur.
J'ai même écrit une lettre à mon avocat, lequel semble croire qu'il va pouvoir me plumer sans danger pour ses roubignolles ; s'il s'en remet, de celle-là, il aura sans doute envie de se reconvertir à la vente de chouchous sur la plage de Goa.
Le chef suprême vient gnangnanter dans mon bureau ? Deux Tomahawks plus tard, il me fait la soubrette et me remercie de ne pas l'avoir achevé à coup de dictionnaire des synonymes.
La caissière de la cantine tente de m'arnaquer sur le prix du yaourt nature ? Je la fend en deux par le milieu avec le tranchant de mon plateau et lui banderille les omoplates à la fourchette.
Le blaireau d'à côté mange comme s'il avait un passager clandestin sous le gilet, en eclaboussant toute la tablée de sauce au bleu et ruinant ainsi mon joli tailleur en lin crème ? J'envoie son replêt visage à la rencontre du formica de la table et je lui plante mon coude dans le milieu du dos.
J'ai une de ces pêches, moi !!
Des bises, mais me cherchez pas trop, hein ?!...
Marie