Une soirée au purgatoire
Hier vers 18h30, après une journée passée à me faire courir sur les talons de mes FMB, mon chef m'a renvoyée dans mes foyers, harrassée. A peine rentrée chez moi, j'ai envoyé voler tous mes vêtements, fait couler le bain le plus chaud de toute l'histoire des bains, mis de la mousse, allumé les bougies parfumées et me suis glissée dans la baignoire en frissonnant d'aise. J'en étais là de ma pub perso pour Obao, quand le téléphone a sonné. Alors, là, j'ai fait le remake de Sauvez Willy. J'ai émergé de la baignoire, dégoulinante de mousse et de flotte, et me suis précipitée doucement vers le salon. Si, si, c'est faisable, de se précipiter doucement : je ne me souviens que trop bien de la mésaventure de ma grand-mère, qui a fait de la patinoire sur le carrelage mouillé en sortant de sa douche, s'est envolée et luxé l'épaule en s'écrasant par terre. Elle a dû attendre les pompiers en position foetale sur le sol, nue comme un ver et trempée comme une soupe. Alors moi, j'ai bien appris ma leçon, et je me suis précipitée doucement vers le téléphone.
Au bout du fil, Marion, pas très en forme, qui me propose de noyer nos chagrins respectifs dans l'alcool. Heu.... là, maintenant, tout de suite ? Je n'ai réussi à négocier que 30 minutes pour éponger la piscine que je venais de créer au milieu du salon.
Le reste se perd dans un épais brouillard éthylique, dont j'ai émergé ce matin à 8h45, l'haleine pyrogéne et une essoreuse dans l'hypocondre droit. Me voilà donc au bureau, à peine plus fraîche que l'orque sus-nommé, sursautant à chaque sonnerie de téléphone et maudissant tous les fabriquants de tequila de la planète. Et si vous devez commenter ce message, ayez l'amabilité de taper moins forts sur vos claviers sivouplé...
Des bises, mais en apnée, si vous ne souhaitez pas tomber dans les (alcools de) pommes.
Marie