Envahissante, vous avez dit envahissante ? Jai
Envahissante, vous avez dit envahissante ? Jai tenté de poster un commentaire dans le blogue du gentil Monsieur ; jignore ce qui sest passé, jai dû commettre une erreur de manipulation : le message apparaît (2 p, merci Monsieur) 2 fois, maintenant.
Quest-ce donc qui me rend gourdasse, maladroite, empotée, pieds-dans-le-tapis ? Des preuves de ce que javance ? Vous laurez voulu !
- Il y a quelques semaines : je descends les escaliers, jai les bras chargés de tout un tas de documents que je dois apporter en réunion et je ne vois pas où je pose les pieds. Mon talon (10 centimètres, jai du mal à assumer mon petit mètre 60) se prend dans lourlet de mon manteau (que devais recoudre depuis des semaines) impossible de reprendre mon équilibre et je tombe en avant, la tête la première dans les brase de mon nouveau Directeur des Ressources Humaines. Qui a cru que cétait une façon de lui signifier mon admiration, parce que depuis, il me regarde tout bizarrement.
- Le même Directeur des Ressources Humaines sort du bâtiment dans lequel jai lintention dentrer. Il me tient la porte et me souhaite le bonjour. Je réponds automatiquement et réalise une fois le dos tourné à qui je viens de parler. Je me retourne donc et lui adresse mon sourire le plus ravageur. Sauf que je continue à avancer sans regarder où je vais et que la porte continue de se refermer ! Je me lemplafonne entre les deux yeux et laisse le Monsieur ébahi par tant de manque de grâce. Jai gardé une barre rouge sur le front pendant plusieurs heures. Et que je raconte pourquoi à tout le monde.
- Peu de temps après. Mon collègue David prenait un malin plaisir à passer derrière moi sans bruit et à me foutre la trouille (genre : «bouh !»). Je sursautais et hurlais hystériquement à chaque fois. Un jour, jai décidé de me venger. Jattends quil descende assouvir son vilain penchant pour la cigarette et je me planque derrière la plus grosse plante verte du bureau, qui se trouve sur son chemin du retour. Quelques minutes plus tard, japerçois (1 p, merci Monsieur) des pieds et au moment où va apparaître celui que je pense être David, je bondis devant lui, les bras levés en V et je pousse un hurlement de sioux. Pour me retrouver nez à nez avec le PDG qui me regarde horrifié en se demandant à quel genre de folle il a affaire. Eh ! bien, au lieu de lui présenter mes excuses les plus plates et de disparaître ventre à terre, je reste là, bouche bée, les bras en lair et les yeux écarquillés. Il a tourné les talons sans un mot et jai bien cru ma dernière heure professionnelle arrivée.
Et je vous épargne toutes les gamelles dans les escaliers, les postillons qui atterrissent dans lil de mon interlocuteur (si possible quand il est beau et/ou influent et/ou mon créditeur), les saltos arrières dans une cantine bondée avec un plateau (plein de couscous, cest mieux) et atterrissage sur les fesses (jupe remontée jusquau menton), les raccrochage au pif de mon ex en lâchant un juron terrible (à base de femme de mauvaise vie, hein ! Un bien horrible.) juste pile poil au moment où le PDG (si, si, le même) attend derrière moi pour me poser une question cruciale.
BON, ALORS, ÇA ARRIVE A DES GENS NORMAUX, ÇA ?!!?
Je me hais.
Des bises
Marie