<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Something about Marie</title><link>http://mapril.canalblog.com/</link><description>J&apos;ai pass&#xe9; tout 2004 &#xe0; polluer mon entourage de mes consid&#xe9;rations oiseuses. 2005 est l&apos;ann&#xe9;e de l&apos;&#xe9;largissement : je pollue la toile !</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 19 Dec 2009 21:05:30 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>The end</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/16/810086.html</link><category>The end</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/16/810086.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/810086/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/16/810086.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui, j&apos;ai supprim&#xe9; la note pr&#xe9;c&#xe9;dente. Elle n&apos;&#xe9;tait ni constructive, ni b&#xe9;n&#xe9;fique.&lt;br /&gt;C&apos;est &#xe9;galement ce que je pr&#xe9;vois de faire pour ce blog, qui ne remplit plus, &#xe0; mes yeux, le r&#xf4;le que je lui avais d&#xe9;volu.&lt;br /&gt;C&apos;aurait d&#xfb; &#xea;tre mon espace intime, mon coin de toile &#xe0; moi, mon ticket pour l&apos;&#xe9;mancipation. J&apos;aurais d&#xfb; &#xea;tre en mesure d&apos;y &#xe9;crire tout ce qui me passait par la t&#xea;te sans avoir &#xe0; me pr&#xe9;occuper de la r&#xe9;action de Pierre, Paul ou Berthe. Il me tenait pourtant &#xe0; coeur, mon joli carnet virtuel. Mais il est devenu, pour trop d&apos;indiscrets, de mal intentionn&#xe9;s, un petit bout de lorgnette par lequel me juger, encore et toujours. Et je m&apos;en suis servie pour la premi&#xe8;re et la derni&#xe8;re fois &#xe0; tr&#xe8;s vilain escient.&lt;br /&gt;Je souhaite qu&apos;il renaisse un jour de ses cendres, sous une forme diff&#xe9;rente, loin des regards familiers. Gentil lecteur, tu peux, si tu le veux, m&apos;envoyer un petit message &#xe0; l&apos;adresse ci-contre et je te tiendrai bien volontiers au courant de mes nouvelles coordonn&#xe9;es. Je pourrais sans te perdre, parce que tu m&apos;es cher, aller voir ailleurs si j&apos;y suis. Tu m&apos;y rejoins ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises, pleins, des tendres pour la Belette, des poilues pour mon pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;, des grandes comme &#xe7;a pour Zacki, des parfum&#xe9;es &#xe0; la poutine pour Zeugme, 10 pour z&#xe9;ro, des gros poutoux pour Abraham Kadabra, des trop injustes pour C4l1, des filiales pour M&apos;am&#xe8;re, des sororales pour Eulalie, des N&#xe9;erlandaises pour Tippie, des japonaises pour Maman de Sushi, des doubles pour Doublemum, des &#xe9;thyliques mais litt&#xe9;raires pour Albert qu&apos;&#xe0; Bu, et puis d&apos;autres encore, par millions pour Barnad&#xe9;, FoM, Elle, L_isa, Rainette et tous ceux et celle qui m&apos;ont accompagn&#xe9;e jusque l&#xe0; et qui me suivront (sivoupl&#xe9;...) autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous aime ben gros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : Celles que je r&#xe9;serve &#xe0; Ataraxie, je ne les mets pas l&#xe0;, elles sont grave censur&#xe9;es&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 16 Sep 2005 08:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le th&#xe9; rue Georges Mandel ou y&apos;a pas de mal &#xe0; se faire du bien</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/12/798107.html</link><category>Marie, sa vie, son oeuvre</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/12/798107.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/798107/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/12/798107.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle saisit l&apos;anse d&apos;une tasse Wedgewood fine comme du papier cigarette entre le pouce et l&apos;index. Son autre main repose bien &#xe0; plat sur sa cuisse - une main splendide, cinq ongles rouge sang de forme parfaite, de la caillasse de prix jusqu&apos;&#xe0; la premi&#xe8;re phalange de l&apos;annulaire. Du coup, je fourre mes moignons rong&#xe9;s jusqu&apos;au sang sous mes genoux, de peur qu&apos;elle en vomisse ses scones.&lt;br /&gt;Tout en elle est &#xe9;l&#xe9;gant. Pas un pli sur son corsage, pas un cheveu sortant de son chignon. Sa voix est pos&#xe9;e, ses gestes gracieux, ses yeux impeccablement maquill&#xe9;s. Je ne r&#xe9;ponds &#xe0; ses questions m&#xe9;lodieuses que par onomatop&#xe9;es, parce qu&apos;en comparaison, je coasse. En plus, j&apos;ai la bouche pleine de ses d&#xe9;licieuses p&#xe2;tisseries.&lt;br /&gt;Parce qu&apos;elle est excellente cuisini&#xe8;re. Et son int&#xe9;rieur est parfaitement tenu. On mangerait par terre, mais ce serait dommage, quand la porcelaine est si belle. Au salon, rien d&apos;ostentatoire ; la table &#xe0; th&#xe9; assortie &#xe0; la m&#xe9;ridienne, le tapis d&apos;Iran, le Ming en vitrine. Si je passais mon 50m&#xb2; au chalumeau, j&apos;aurais peut-&#xea;tre une chance d&apos;&#xe9;chapper &#xe0; la honte de la faire venir chez moi.&lt;br /&gt;Sa conversation est raffin&#xe9;e, ses assertions appropri&#xe9;es. Elle a des id&#xe9;es passionnantes et on pourrait l&apos;&#xe9;couter des heures.&amp;nbsp; Elle a le bon go&#xfb;t de ne pas rire de ses traits d&apos;humour. Moi non plus, je ne ris pas ; j&apos;ai des morceaux de myrtilles entre les dents.&lt;br /&gt;Son regard s&apos;illumine quand son &#xe9;poux nous rejoint. Il l&apos;embrasse sur le haut du front et elle ferme les yeux de contentement. Elle le laisse parler, il l&apos;&#xe9;coute attentivement en hochant fi&#xe8;rement la t&#xea;te, elle remplit sa tasse avant qu&apos;il ne la tende, il se l&#xe8;ve en m&#xea;me temps qu&apos;elle quand elle part &#xe0; la cuisine. Je m&apos;efforce de ne pas penser aux cris, aux injures, &#xe0; la vaisselle qui volait, aux portes qui claquaient et &#xe0; la derni&#xe8;re gifle qui m&apos;a laiss&#xe9;e &#xe0; moiti&#xe9; sonn&#xe9;e dans la salle de bain.&lt;br /&gt;Sur la chemin&#xe9;e, tr&#xf4;ne, dans un joli cadre marquett&#xe9;, la photo de leur derni&#xe8;re r&#xe9;union de famille. Les cousins, les grands-oncles, les jeunes et les vieux se tassent sur le perron de la maison familiale pour tenir dans le champs. Il sourient, ils se tiennent qui par les &#xe9;paules, qui par la taille. On devine qu&apos;il ont pass&#xe9;s tous leurs &#xe9;t&#xe9;s ensemble, que les repas du dimanche ont r&#xe9;sonn&#xe9; des cris, des rires et des conversations anim&#xe9;es. A notre dernier repas de famille, apr&#xe8;s l&apos;enterrement de mon oncle Bernard, j&apos;ai vers&#xe9; le contenu de mon assiette sur les genoux de ma cousine C&#xe9;line, cette grosse conne. &#xc7;a a fini en bataille rang&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et soudain, la jeune fille au pair appara&#xee;t, tra&#xee;nant &#xe0; sa suite le petit Paul. Mais putain, qu&apos;est-ce que son fils est MOCHE !!!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marie&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 11 Sep 2005 23:53:09 GMT</pubDate></item><item><title>Y&apos;a de la rumba dans l&apos;air !</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/07/785083.html</link><category>R&#xe2;lage</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/07/785083.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/785083/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/07/785083.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Du lever au coucher, cette journ&#xe9;e aura &#xe9;t&#xe9; plac&#xe9;e sous le signe de la castagne et des deux pieds dans la zut. Bon, je ne vais pas vous refaire le coup du r&#xe9;veil catastrophe &#xe0; 8h15 pour partir &#xe0; 8h20, c&apos;est un classique chez nous. De m&#xea;me, je vous &#xe9;pargnerai les efforts surhumains qu&apos;il m&apos;a fallu d&#xe9;ployer pour ne pas choper l&apos;empl&#xe2;tre qui me sert de fils par le revers du pyjama et lui d&#xe9;coller la pulpe du fond du cale&#xe7;on pour qu&apos;il s&apos;enfile vite fait son cacao sans le r&#xe9;pendre sur la table et qu&apos;il bouge ses petites fesses plus vite qu&apos;un lima&#xe7;on sous bromaz&#xe9;pam et qu&apos;il saute dans ses fringues. Non, non, vous m&apos;accuseriez de vous raconter sans cesse la m&#xea;me histoire.&lt;br /&gt;C&apos;est pour la m&#xea;me raison que je vous passerai les douze aller-retours et demi dans les escaliers parce que j&apos;avais oubli&#xe9; mon portable dans un premier temps, mes cl&#xe9;s de voiture dans un second, mon badge ensuite et tout &#xe0; la fin mon portable, que j&apos;&#xe9;tais s&#xfb;re d&apos;avoir laiss&#xe9; sur la table basse en tentant de r&#xe9;cup&#xe9;rer le sac d&apos;&#xe9;cole de Monstrux sous le canap&#xe9;, pour me rendre compte &#xe0; mi chemin que je l&apos;avais dans la main. &lt;br /&gt;Non, je vais commencer le r&#xe9;sum&#xe9; de cette f&#xea;te du Grand Merdier par la premi&#xe8;re baston.&lt;br /&gt;Je largue le Nathasam&#xe8;re au bagne pile au son de la cloche de rentr&#xe9;e, soulag&#xe9;e de ne pas avoir, pour une fois, &#xe0; supplier Cerb&#xe8;re (l&apos;instit&apos; de garde &#xe0; la grille) de nous d&#xe9;verrouiller sa porte des Enfers. Nath, que j&apos;ai stress&#xe9; depuis le r&#xe9;veil pour qu&apos;il mette le turbo, m&apos;embrasse dans le vide et file comme un gardon en omettant de dire bonjour dans les r&#xe8;gles au ge&#xf4;lier en chef. La grosse garce, rapide comme l&apos;&#xe9;clair et outr&#xe9;e de ce manque de consid&#xe9;ration, le chope au vol par la capuche et je peux entendre le mis&#xe9;rable &lt;em&gt;glouirg&lt;/em&gt; &#xe9;mit par mon fiston, dont la course et la respiration sont stopp&#xe9;es tout net. Bon, autant vous le dire tout de suite, je ne lui ai pas p&#xe9;t&#xe9; la t&#xea;te, mais c&apos;est uniquement parce que c&apos;est contre ma religion. En revanche, je n&apos;ai pas tendu la joue gauche de mon fils. J&apos;ai saisi la grosse par sa jupe pliss&#xe9;e et je l&apos;ai tra&#xee;n&#xe9;e chez le Directeur o&#xf9; j&apos;ai mis une souk, mes amis, on serait cru &#xe0; la cri&#xe9;e du Vieux Port.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand j&apos;ai eu fini de d&#xe9;zinguer la vermine de l&apos;Education Nationale, j&apos;ai tent&#xe9; d&apos;assassiner les milliers d&apos;automobilistes qui se massaient sur mon chemin. Je me souviens d&apos;une en particulier, &#xe0; qui j&apos;ai appris un peu rudement le bon usage du clignotant en agglom&#xe9;ration. Elle pensera sans doute &#xe0; moi &#xe0; chaque intersection, d&#xe9;sormais.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En arrivant au bureau, j&apos;avais tellement grogn&#xe9;, beugl&#xe9;, jur&#xe9;, insult&#xe9; et couin&#xe9;, que quand j&apos;ai dit bonjour aux coll&#xe8;gues ma voix avait des relents de fourchette sur l&apos;arcopal.&lt;br /&gt;A la machine &#xe0; caf&#xe9; et alors que mon taux d&apos;adr&#xe9;naline le disputait &#xe0; ma tension art&#xe9;rielle, j&apos;ai d&#xfb; m&apos;enfoncer profond&#xe9;ment les ongles dans la paume de la main pour ne pas &#xe9;clater la vitre du distributeur Selecta avec la t&#xea;te de Sandrine. Je me suis dit finalement que le pauvre distributeur ne m&#xe9;ritait pas un tel traitement et qu&apos;apr&#xe8;s, il faudrait bouffer tout le chocolat qu&apos;il contenait et que &#xe7;a, mon r&#xe9;gime ne le supporterait pas.&lt;br /&gt;Dans la matin&#xe9;e, j&apos;ai allum&#xe9; un petit con de manager du Marketing, qui insultait sa secr&#xe9;taire au beau milieu de l&apos;open space. Soit, la pauvre fille n&apos;est pas r&#xe9;put&#xe9;e pour la fulgurance de son jugement, mais la traiter d&apos;abrutie de blonde de merde devant tout le monde justifiait &#xe0; mes yeux qu&apos;il essuie la beuglante du si&#xe8;cle. Et tout l&apos;&#xe9;tage en a profit&#xe9;.&lt;br /&gt;Au d&#xe9;jeuner, la caissi&#xe8;re de la cantine a refus&#xe9; de me compter le menu &#xe0; 2€ parce que j&apos;avais remplac&#xe9; le yaourt aux fraises par un yaourt nature. J&apos;ai bien essay&#xe9; de lui faire entendre raison, d&apos;abord avec une pointe d&apos;humour, puis en me f&#xe2;chant, en vain. Le temps de parlementer, la queue derri&#xe8;re moi atteignait les 20 m&#xe8;tres. Je suis donc all&#xe9;e chercher un yaourt au fraises, l&apos;ai d&#xe9;capsul&#xe9; et &#xe9;cras&#xe9; sur son comptoir. Je n&apos;ai pas mang&#xe9; de dessert, mais pinaise, c&apos;&#xe9;tait bon !!&lt;br /&gt;Au staff meeting, alors qu&apos;en g&#xe9;n&#xe9;ral je laisse mon &#xe9;quipe somnoler gentiment, il m&apos;a pris l&apos;envie de les secouer tous par les pieds pour en faire sortir les id&#xe9;es. J&apos;ai siffl&#xe9; dans mes doigts comme un charretier pour r&#xe9;veiller ce gros tas de larves ; Kim en est tomb&#xe9;e de sa chaise. Depuis, elle m&apos;&#xe9;vite comme si j&apos;&#xe9;tais entour&#xe9;e d&apos;un champs de force.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le p&#xe8;re du Nathasam&#xe8;re a constitu&#xe9; ma derni&#xe8;re et meilleure victime. J&apos;avais laiss&#xe9; passer quelques sujets de frittage ces derniers jours, mais je me suis bien rattrapp&#xe9;e ce soir, apr&#xe8;s un &#xe9;ni&#xe8;me provocation (il faut bien l&apos;avouer, un truc mineur dont je ne me souviens m&#xea;me plus). D&apos;habitude combatif, il n&apos;a pas mouft&#xe9; devant le d&#xe9;ferlement de ma rogne. Quand j&apos;ai eu fini, j&apos;avais l&apos;impression d&apos;avoir veng&#xe9; des ann&#xe9;es d&apos;ingestion de couleuvres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis voil&#xe0;, ce soir, Nath s&apos;est allong&#xe9; sur le canap&#xe9;, la t&#xea;te sur mes genoux et j&apos;ai laiss&#xe9; gentiment retomber la vague de bile qui m&apos;avait submerg&#xe9;e ce matin. On a lu un Pomme d&apos;Api, fait des jeux de mots foireux et rican&#xe9; comme des nouilles.&lt;br /&gt;Maintenant j&apos;ai du mal &#xe0; comprendre quel d&#xe9;mon m&apos;a agit&#xe9;e toute la journ&#xe9;e...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Allez, sans rancune et des bises&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marie&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Sep 2005 22:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Amen</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/01/771017.html</link><category>Le nanou</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/01/771017.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/771017/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/09/01/771017.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je finis la vaisselle, pendant que le Nathasam&#xe8;re est suppos&#xe9; prendre sa douche. Je l&apos;entends vaguement papoter avec lui-m&#xea;me depuis un moment, alors je d&#xe9;laisse mon costume de Conchita quelques secondes pour aller v&#xe9;rifier que tout va bien pour lui. Il est &#xe0; genoux dans la baignoire, mains jointes sous le menton, t&#xea;te baiss&#xe9;e et les yeux clos. Il se balance lentement d&apos;avant en arri&#xe8;re en psalmodiant : &amp;quot;Notre P&#xe8;re qui est soucieux, que ton nom soit saucifi&#xe9;, que ta gnagnagna et je connais pas la suite mais fait que la nouvelle ma&#xee;tresse soit gentille avec moi et qu&apos;elle me laisse aller faire pipi pendant la classe, parce que moi, &#xe7;a me bloque quand y&apos;a les autres qui me regardent&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand je pense qu&apos;il en a tir&#xe9; pour au moins 15 ans de ce r&#xe9;gime de rentr&#xe9;e, &#xe7;a me passe les t&#xe9;tons au presse-ail.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marie, M&#xe8;re de Dieu.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 01 Sep 2005 19:17:34 GMT</pubDate></item><item><title>A black fly in your Chardonnay</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/30/762151.html</link><category>R&#xe2;lage</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/30/762151.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/762151/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/30/762151.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est toujours quand tu commences &#xe0; trouver que la vie &#xe0; le go&#xfb;t de la confiture de roses, que le soleil donne tout juste un joli reflet abricot &#xe0; tes avant bras et une mine app&#xe9;tissante &#xe0; ton fiston, que ta ni&#xe8;ce te tend enfin les bras au r&#xe9;veil, que tes c&#xf4;tes tirent un peu &#xe0; force de rigoler, que tu n&apos;es petit &#xe0; petit plus r&#xe9;gl&#xe9;e comme une m&#xe9;tronome pour te r&#xe9;veiller &#xe0; 8 heures tapantes, que les cercles noirs autour de tes yeux s&apos;estompent peu &#xe0; peu, que tu ne composes plus syst&#xe9;matiquement le 0 avant chaque num&#xe9;ro de t&#xe9;l&#xe9;phone, que tes pieds s&apos;entendent &#xe0; merveille avec tes sandales, que ton portable est enfin mort dans un dernier biiip d&#xe9;chirant, que tu te dis que tu es fait pour cette vie de d&#xe9;bauche et d&apos;orgie et que tu te r&#xe9;souds enfin &#xe0; te payer une carte d&apos;abonnement au centre aquatique de Woolwich, qu&apos;il faut tout r&#xe9;-empaqueter, re-traverser ce putain de bras de mer &#xe0; la con et r&#xe9;int&#xe9;grer ta banlieue pourrie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Isn&apos;t it ironic ? Ta gueule, Mauricette...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises et hop, au boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 29 Aug 2005 23:56:58 GMT</pubDate></item><item><title>Mamaaaaan, comment &#xe7;a s&apos;&#xe9;crit Interneeeeeeet ?</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/22/741839.html</link><category>Le nanou</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/22/741839.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/741839/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/22/741839.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img height=&quot;269&quot; src=&quot;http://www.sustainablelondon.org/postcard_head.jpg&quot; width=&quot;449&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://mapril.canalblog.com/images/postcard_copy1.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;274&quot; alt=&quot;postcard_copy1&quot; src=&quot;http://mapril.canalblog.com/images/t-postcard_copy1.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 22 Aug 2005 12:58:44 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;inexorable influence de la testost&#xe9;rone</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/13/722078.html</link><category>Le nanou</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/13/722078.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/722078/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/13/722078.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A une &#xe9;poque pas si lointaine, je me posait ici des questions sur l&apos;orientation hormonale du fils de moi. Le caprice m&#xe9;morable, au milieu d&apos;un rayon d&apos;Auch(i)an(t), pour qu&apos;on lui ach&#xe8;te les chaussons Barbie ; son go&#xfb;t douteux pour les princesse Disney ; sa fa&#xe7;on de courir plus proche de celle de Baryshnikov que de Maurice Greene ; sa passion pour le maquillage... autant de petits d&#xe9;tails qui me faisaient craindre que j&apos;avais impr&#xe9;gn&#xe9; le pauvre enfant de trop de poudre de gonzesse.&lt;br /&gt;Ce matin, le Nathasam&#xe8;re vient de faire sa grande entr&#xe9;e dans le royaume du vrai, du poilu, du gros malotru : &#xe0; mon passage, il me claque les fesses et scande : &amp;quot;c&apos;est &#xe0; nous tout &#xe7;a ?&amp;quot;&lt;br /&gt;Depuis ce matin, mon fils est un mec...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marie&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 13 Aug 2005 20:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>A&#xef;e...</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/11/717307.html</link><category>Pouark !</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/11/717307.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/717307/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/11/717307.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;estomac retourn&#xe9; comme une chaussette et cal&#xe9; bien haut dans la gorge.&lt;br /&gt;La pompe qui r&#xe9;sonne fa&#xe7;on grosse caisse dans chaque centim&#xe8;tre carr&#xe9; de peau.&lt;br /&gt;Le nez qui saigne en rythme du gros sang rouge et brillant.&lt;br /&gt;Les yeux larmoyants et douloureusement mi-clos, un peu comme si on avait tourn&#xe9; les globes sur eux-m&#xea;mes et raccourci d&apos;autant les nerfs optiques.&lt;br /&gt;Les m&#xe2;choires viss&#xe9;es &#xe0; l&apos;articulation ; chaque ouverture/fermeture est un nouvel appel &#xe0; la naus&#xe9;e.&lt;br /&gt;La langue, enfl&#xe9;e, &#xe0; l&apos;&#xe9;troit dans la bouche s&#xe8;che et p&#xe2;teuse.&lt;br /&gt;Les muscles du dos nou&#xe9;s &#xe0; craquer et la nuque raide comme un l&#xe9;gionnaire en permission.&lt;br /&gt;Les bras trop courts, trop lourds, trop gourds. Les chevilles qui rentrent dans les genoux qui rentrent dans les hanches qui rentrent dans les &#xe9;paules, qui plient sous le poids de la t&#xea;te.&lt;br /&gt;Le cerveau qui coule en cr&#xe8;me visqueuse par les oreilles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une respiration sur deux se termine en haut-le-coeur. Peut-&#xea;tre que si je n&apos;inspire qu&apos;une fois sur deux, &#xe7;a r&#xe9;duira de moiti&#xe9; le risque de vomir sur mon clavier. Encore une heure de douleur hardcore et je me liqu&#xe9;fierai, je me d&#xe9;sagr&#xe8;gerai, je flotterai au beau milieu de l&apos;aura qui m&apos;a annonc&#xe9;, il y a deux heures, une nouvelle crise de migraine et que j&apos;ai stupidement ignor&#xe9;e. D&apos;ici l&#xe0;, il faut tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises, toi, mais douces sur mon front.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marie&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 11 Aug 2005 15:17:30 GMT</pubDate></item><item><title>Ao&#xfb;t cha cha cha...</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/08/709908.html</link><category>Working Marie. Ou pas.</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/08/709908.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/709908/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/08/709908.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est mort, ici. La grande bouilloire du processus budg&#xe9;taire est retomb&#xe9;e brutalement, laissant les survivants exsangues. Ceux, dont je suis, qui n&apos;ont pas encore pris leurs quartiers d&apos;&#xe9;t&#xe9; errent dans les couloirs &#xe0; la recherche de quelque rumeur croustillante ou se terrent dans leur bureau pour que personne ne se rende compte qu&apos;ils n&apos;ont rien &#xe0; faire.&lt;br /&gt;C&apos;est mort. Au r&#xe9;fectoire, c&apos;est encore pire ; trois clampins sont affal&#xe9;s, coudes coll&#xe9;s au formica, la t&#xea;te entre les mains et l&apos;on entend que le raclement des fourchettes et le gr&#xe9;sillement du bassin de friture.&lt;br /&gt;C&apos;est mort. Tiens, qu&apos;est-ce que c&apos;est que ce ronronnement, en fond sonore ? Ah, c&apos;est la clim&apos;. Je ne l&apos;avais jamais remarqu&#xe9;e, noy&#xe9;e dans le brouhaha habituel des imprimantes, des t&#xe9;l&#xe9;phones, des conversations inter-open-space et du rire de hy&#xe8;ne de Sandrine.&lt;br /&gt;C&apos;est mort. Je ne jouerai pas au d&#xe9;mineur ; je pr&#xe9;f&#xe8;re garder &#xe7;a pour la fin de la semaine, quand j&apos;aurai touch&#xe9; le fond du d&#xe9;sespoir. Si seulement j&apos;arrivais &#xe0; me souvenir de toutes les Googles search que j&apos;ai remises &#xe0; plus tard faute de temps... Tiens, je vais envoyer des boulettes de papier machouill&#xe9; sur le mur. &#xc7;a va bien me faire rigoler 7 ou 8 minutes.&lt;br /&gt;C&apos;est mort. Je serais pr&#xea;te &#xe0; d&#xe9;gommer un sprinkler juste pour faire un peu d&apos;animation, mais j&apos;ai peur que mon chemiser en soie n&apos;appr&#xe9;cie pas la douche. Ah, j&apos;entends des pas ; c&apos;est peut-&#xea;tre pour moi... Non, C&apos;est un autre mort-vivant qui tra&#xee;ne dans les couloirs comme une m&#xe9;m&#xe9; en deuil de son caniche.&lt;br /&gt;C&apos;est mort. Je ne me suis pas emmerd&#xe9;e comme &#xe7;a depuis les cours de Sciences-Naturelles au lyc&#xe9;e. Pourquoi est-ce-qu&apos;on ne m&apos;a abonn&#xe9;e qu&apos;&#xe0; des journaux chiants comme le Financial Times et les &#xc9;chos ? Je ne peux pas avoir Voici ou Gala, juste un mois par an ? C&apos;est pas comme si on &#xe9;tait trop pay&#xe9;s pour pouvoir se le permettre, non ?&lt;br /&gt;C&apos;est mort. Je ne peux m&#xea;me pas torturer mon petit nouveau, parti pour deux jours en formation. Marion est en train de se faire dorer la pilule sur la c&#xf4;te sauvage, Dieu la tripote. Le Super-Chef, lui, martyrise probablement femme et enfants quelque part entre Djerba et Hammamet. R. a fini ses cartons et profite sans doute de ses trois semaines de cong&#xe9;s pour peaufiner son discours d&apos;adieu. &lt;br /&gt;C&apos;est mort. Le petit nouveau a torch&#xe9; tout mon classement, rang&#xe9; mes tiroirs, vir&#xe9;s les fichiers temporaires de mon PC, tout &#xe7;a en 2 jours. Qu&apos;est-ce que je peux faaiiiiiiiire ? C&apos;est m&#xea;me pas une heure d&#xe9;cente pour appeler la Milousette, pour cause de sieste. Pinaise, je m&apos;emmerde !&lt;br /&gt;Et qu&apos;est-ce qu&apos;on fait quand on s&apos;emmerde au bureau et qu&apos;on a personne sur le r&#xe2;ble pour v&#xe9;rifier qu&apos;on fait pr&#xe9;sence ? On prend sa veste et on fonce faire des cartes bleues chez H&amp;amp;M ! C&apos;est pour la bonne cause...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marie&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 08 Aug 2005 11:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>Secr&#xe9;taireuh de Directiooooon, je suis secr&#xe9;taireuh de Directioooon...</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/04/702445.html</link><category>Je vais bien, tout va bien...</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/04/702445.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/702445/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/04/702445.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Y&apos;a pas &#xe0; dire, je suis tr&#xe8;s fan de l&apos;&#xe9;volution des moeurs ! Elle vient de m&apos;attribuer, pour remplacer ma secr&#xe9;taire-chignon-tailleur-chaussures m&#xe9;phisto partie s&apos;occuper de son jardin et de son club de bridge, un grand gars bien barraqu&#xe9; aux yeux myosotis.&lt;br /&gt;Benjamin se pr&#xe9;sente au t&#xe9;l&#xe9;phone comme mon assistant personnel... Je sens que je vais avoir grand besoin d&apos;assistance dans les prochaines semaines...&lt;br /&gt;Dieu b&#xe9;nisse la pr&#xe9;-retraite et les biscottos sous les chemises Paul &amp;amp; Joe.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Des bises, rhhaa, oui, plein de bises partout partout, je me sens toute &#xe9;moustill&#xe9;e !!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Marie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 04 Aug 2005 16:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>Pierre</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/01/695470.html</link><category>Boum, quand votre coeur fait Boum</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/01/695470.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/695470/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/08/01/695470.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Son p&#xe8;re avait &#xe9;t&#xe9; le best man du mien et vice versa. Sa m&#xe8;re et la mienne passaient leur temps et leur argent en conversations t&#xe9;l&#xe9;phoniques transatlantiques, &#xe0; piapiater sur tout et sur rien. Ils s&apos;entendaient tous comme larrons en foire. Il d&#xe9;barquait tous les &#xe9;t&#xe9;s avec ses 3 fr&#xe8;res et soeurs, ses parents et leur chien, dans notre maison de campagne, transform&#xe9;e pour deux mois en gigantesque camp de vacances joyeusement bord&#xe9;liques.&lt;br /&gt;Il &#xe9;tait de 6 ans mon a&#xee;n&#xe9; et nos parents racontaient, goguenards, qu&apos;il &#xe9;tait fou de moi depuis qu&apos;il m&apos;avait aper&#xe7;ue, de l&apos;autre c&#xf4;t&#xe9; de la vitre de la nurserie. Quand j&apos;&#xe9;tais encore b&#xe9;b&#xe9;, il venait me chercher au petit matin dans mon lit &#xe0; barreaux et me gardait avec lui jusqu&apos;au r&#xe9;veil des adultes, malgr&#xe9; les crises d&apos;hyst&#xe9;rie de ma m&#xe8;re, qui voyait d&apos;un mauvaise oeil que ce gnome manipule sa premi&#xe8;re n&#xe9;e comme un poupon de c&#xe9;llulo&#xef;de. Mais, constant, il continuait &#xe0; me prendre sur ses genoux dans le grand rocking chair pour me chanter des comptines.&lt;br /&gt;Plus tard, je le suivais partout. Quand il enfourchait sa bicyclette pour foncer sur les 5 kilom&#xe8;tres de route poussi&#xe9;reuse qui s&#xe9;paraient la maison du petit magasin, je n&apos;avais pas besoin de le supplier longtemps pour qu&apos;il accepte de me prendre sur le porte-bagages. Arriv&#xe9;s l&#xe0;, il d&#xe9;pensait tout son argent de poche pour m&apos;acheter de la r&#xe9;glisse, dont j&apos;&#xe9;tais folle. Jamais il n&apos;a pu sortir son kayak ou le canot &#xe0; moteur de papa sans &#xea;tre somm&#xe9; par le petit tyran que j&apos;&#xe9;tais de m&apos;emmener avec lui. Et il en semblait ravi.&lt;br /&gt;Le soir, devant la t&#xe9;l&#xe9;, nous partagions le m&#xea;me fauteuil bicentenaire, dont un ressort cass&#xe9; nous obligeait &#xe0; nous tasser l&apos;un sur l&apos;autre, tout contre le dossier. Il m&apos;expliquait les films et me cachait les yeux quand il estimait que les images &#xe9;taient par trop choquantes pour mon jeune regard. Comme il avait le droit de s&apos;approcher de la grande chemin&#xe9;e, il y faisait griller mes guimauves et soufflait dessus pour que je ne me br&#xfb;le pas.&lt;br /&gt;Lui qui se battait comme un chiffonnier avec son fr&#xe8;re et qui lui collait r&#xe9;guli&#xe8;rement des peign&#xe9;es d&apos;une violence rare, il &#xe9;tait avec moi d&apos;une patience et d&apos;une douceur ang&#xe9;lique. Je pouvais faire de lui absolument tout ce que je voulais. Je me souviens l&apos;avoir maquill&#xe9;, habill&#xe9; avec les vieilles robes de maman et l&apos;avoir appel&#xe9; Christine toute une journ&#xe9;e sans qu&apos;il ne s&apos;en plaigne un instant. Il a pass&#xe9; un nombre incalculable d&apos;heure &#xe0; tenter de m&apos;apprendre les r&#xe8;gles des &#xe9;checs, les fables de La Fontaine, &#xe0; batter comme les pros, le nom des diff&#xe9;rentes sortes de bestioles multipodes qui grouillait au jardin, les meilleures galets &#xe0; ricochets, comment enfiler un ver sur l&apos;hame&#xe7;on, &#xe0; faire mes lacets, comment &#xe9;craser les groseilles entre langue et palais pour qu&apos;elles ne fassent pas monter les larmes. Il a couru des kilom&#xe8;tres derri&#xe8;re mon v&#xe9;lo priv&#xe9; de ses roulettes et travers&#xe9; ronces et orties pour r&#xe9;cup&#xe9;rer la balle de base-ball que je prenais un plaisir sadique &#xe0; y envoyer.&lt;br /&gt;Nos parents disaient en riant qu&apos;ils finiraient par nous marier et que nous ferions de beaux enfants.&lt;br /&gt;Puis, la maison au bord de la rivi&#xe8;re a &#xe9;t&#xe9; vendue et nous nous sommes retrouv&#xe9;s du m&#xea;me c&#xf4;t&#xe9; de l&apos;oc&#xe9;an.&lt;br /&gt;A 17 ans, il a integr&#xe9; l&apos;&#xc9;cole de l&apos;Air de Salon-de Provence et nous ne nous sommes plus vus. Les seules nouvelles que j&apos;en avais transitaient par papa, qui le voyait de temps &#xe0; autres au centre de parachutisme. &lt;br /&gt;L&apos;&#xe9;t&#xe9; de mes 16 ans, lorsqu&apos;il y fut l&apos;instructeur de mon stage d&apos;initiation, nous ne nous &#xe9;tions pas parl&#xe9; depuis plus de 5 ans. &lt;br /&gt;Il &#xe9;tait devenu extr&#xea;mement s&#xe9;duisant ; j&apos;&#xe9;tais devenue une femme. Et comme de sauter ensemble d&apos;un avion &#xe0; s&apos;envoyer en l&apos;air il n&apos;y a qu&apos;un pas s&#xe9;mantique, il fut &#xe9;galement mon premier amant. Il &#xe9;tait incroyablement doux et pr&#xe9;venant, me murmurait mille tendresses &#xe0; l&apos;oreille. &lt;br /&gt;Il avait, une fois de plus, jou&#xe9; son r&#xf4;le d&apos;initiateur aux choses de la vie. Je n&apos;ai jamais plus aim&#xe9; un homme comme je l&apos;ai aim&#xe9; cet &#xe9;t&#xe9; l&#xe0;. Et si nous ne nous sommes pas mari&#xe9;s, comme nos parents en r&#xea;vaient, il a quand m&#xea;me &#xe9;t&#xe9; mon premier et unique &#xe9;poux de l&apos;&#xe2;me.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Maman m&apos;a t&#xe9;l&#xe9;phon&#xe9; ce matin. Pierre vient de sombrer dans un coma profond et irr&#xe9;versible, provoqu&#xe9; par la scl&#xe9;rose en plaque que les m&#xe9;decins lui avaient diagnostiqu&#xe9;e il y a tout juste 1 an.&lt;br /&gt;Et monte en moi la peur panique que sa derni&#xe8;re initiation ne soit celle du veuvage.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Des bises&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Marie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 01 Aug 2005 15:07:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mum&apos;s back on the track</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/30/691714.html</link><category>Le nanou</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/30/691714.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/691714/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/30/691714.html</guid><description>&lt;p&gt;On a fait des bonds en se tenant les mains et on a rit HAHAHAHA, t&#xea;te renvers&#xe9;e et bouche b&#xe9;e. Puis, on a fabriqu&#xe9; une pizza g&#xe9;ante qui ne tenait m&#xea;me pas dans le four, mais on ne l&apos;a pas mang&#xe9;e parce que pendant qu&apos;elle cuisait, on s&apos;est gav&#xe9;s de smarties.&lt;br /&gt;Bon, c&apos;est s&#xfb;r, il a fallu t&#xe9;l&#xe9;phoner &#xe0; tout le monde pour dire que oui oui, tout va bien, il est l&#xe0; maintenant, la paire est reform&#xe9;e, on oublie qu&apos;il est jamais parti.&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s, on a regard&#xe9; deux fois d&apos;affil&#xe9;e le d&#xe9;v&#xe9;d&#xe9; de Tom et Jerry, juste pour insulter cette pur&#xe9;e de souris qui pourrait tout de m&#xea;me se laisser bouffer de temps en temps. Et quand on en a eu marre, on a fait une course de voitures t&#xe9;l&#xe9;guid&#xe9;es partout dans la maison, m&#xea;me qu&apos;il faisait expr&#xe8;s de me rouler dessus pour que je perde et que je faisais expr&#xe8;s de me laisser rouler dessus parce que j&apos;aime ses yeux quand il gagne.&lt;br /&gt;Quand les voisins ont cogn&#xe9; au plafond pour signifier que c&apos;est bon maintenant, &#xe7;a a assez dur&#xe9; votre bordel, on est partis, &#xe0; la nuit tombante, se promener au bord du canal pour &#xe9;couter les grenouilles. Il y en avait qui disaient : &amp;quot;ou&#xe9;tu ou&#xe9;tu ou&#xe9;tu&amp;quot; et on leur disait : &amp;quot;il est l&#xe0;, pas de souci, il est rentr&#xe9; et tout va bien&amp;quot;.&lt;br /&gt;A la fin, on &#xe9;tait fatigu&#xe9;s et ses sandales faisaient floc floc &#xe0; cause des flaques de gadoue dans lesquelles on avait saut&#xe9;. Il a grimp&#xe9; sur mon dos et on est rentr&#xe9;s tranquillement chez nous, dans l&apos;air vibrant de moustiques et sous les hourras des grenouilles.&lt;br /&gt;Avant de que je ne tourne dans la grand-rue, il s&apos;&#xe9;tait endormi lourdement sur mon &#xe9;paule. Mes bras se sont souvenu brutalement de leur dure condition de r&#xe9;ceptacle &#xe0; gros b&#xe9;b&#xe9;.&lt;br /&gt;Je l&apos;ai couch&#xe9; dans mon lit, parce que cette nuit l&#xe0;, j&apos;avais besoin de le regarder longuement marmonner, froncer les sourcils et rire en silence dans son sommeil.&lt;br /&gt;En quelques minutes, il avait repris toute sa r&#xe9;alit&#xe9; et moi toute ma place. Le mois de juillet n&apos;est plus qu&apos;un vilain souvenir... jusqu&apos;&#xe0; l&apos;ann&#xe9;e prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maman Marie&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 30 Jul 2005 20:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Reconversion</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/27/684959.html</link><category>R&#xe2;lage</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/27/684959.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/684959/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/27/684959.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, &#xe7;a va mieux, merci.&lt;br /&gt;Mais je jure devant Dieu et Sa Sainte Garde que si on m&apos;impose encore dans la m&#xea;me journ&#xe9;e un contr&#xf4;le d&apos;identit&#xe9; effectu&#xe9; par un flic b&#xe8;gue, moustachu et sentant l&apos;ail juste apr&#xe8;s le petit-d&#xe9;jeuner, une r&#xe9;union de d&#xe9;partement dans le seul b&#xe2;timent non-climatis&#xe9; du site &#xe0; l&apos;heure la plus chaude de la journ&#xe9;e, l&apos;annonce de la d&#xe9;mission de R. qui passe &#xe0; l&apos;ennemi, le talon de mes escarpins f&#xe9;tiches qui foire sur le marbre de la Direction G&#xe9;n&#xe9;rale et se fend par le milieu, les emmerdes de fric de l&apos;h&#xf4;te de ma t&#xea;te, la caissi&#xe8;re du Super-U qui me rend ma carte bleue en secouant n&#xe9;gativement la t&#xea;te alors que putain la paye c&apos;est que dans deux jours, le super-sans-plomb &#xe9;tiquet&#xe9; comme le diesel et dont j&apos;ai rempli le r&#xe9;servoir de ma Clio... diesel au trois-quart, un d&#xee;ner avec le loser qui me sert d&apos;ex (h&#xe9;, elle est pas de moi celle-l&#xe0;, c&apos;est un bon ami qui en revendique la paternit&#xe9;), je m&apos;arrange pour qu&apos;il ne ressorte de mon bilan de comp&#xe9;tence que les qualit&#xe9;s requises pour me reconvertir en tueur psychopathe. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et le premier qui doute que tout &#xe7;a se soit d&#xe9;roul&#xe9; dans une seule et m&#xea;me journ&#xe9;e, me demandant de lui fournir toute preuve disponible, JE LUI P&#xc8;TE LES DENTS !!! On est bien d&apos;accord ? Merci.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises. Et puis non, tiens, pas de bise. Et toc !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marie&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ta gueule, toi.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 27 Jul 2005 21:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ouh, qu&#xe9; sale b&#xea;te !</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/25/678783.html</link><category>Je vais bien, tout va bien...</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/25/678783.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/678783/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/25/678783.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;ai incit&#xe9; Sandrine &#xe0; &#xe9;crire des grossi&#xe8;ret&#xe9;s sur le tableau blanc du chef supr&#xea;me, alors que j&apos;avais remplac&#xe9; les feutres effa&#xe7;ables &#xe0; sec par des marqueurs permanents.&lt;br /&gt;J&apos;ai vol&#xe9; un papier &#xe0; en-t&#xea;te des ressources humaines pour envoyer un faux courrier &#xe0; Jeanne, qui passe des plombes en coups de fils perso, lui indiquant qu&apos;elle &#xe9;tait redevable d&apos;une note de t&#xe9;l&#xe9;phone d&apos;un montant astronomique et que cette somme serait d&#xe9;duite de son prochain salaire.&lt;br /&gt;Je n&apos;ai pas dit &#xe0; Fathia que sa serviette hygi&#xe9;nique, sous son pantalon moulant, se voyait comme le nez au milieu de la figure.&lt;br /&gt;J&apos;ai rempli le r&#xe9;servoir de la machine &#xe0; expresso avec l&apos;eau des toilettes quand Sophie m&apos;a demand&#xe9; de la rejoindre en r&#xe9;union et d&apos;en profiter pour lui apporter un caf&#xe9;.&lt;br /&gt;J&apos;ai racont&#xe9; &#xe0; toute une tabl&#xe9;e et d&apos;une voix de stentor que M&#xe9;lanie ne se lavait jamais les mains apr&#xe8;s avoir fait caca.&lt;br /&gt;Je n&apos;ai pas laiss&#xe9; les 9 messages urgents de son amoureux transi &#xe0; Audrey.&lt;br /&gt;J&apos;ai fait croire &#xe0; Nelly qu&apos;elle &#xe9;tait convoqu&#xe9;e aux ressources humaines, en pleine p&#xe9;riode de remaniement du plan salaire.&lt;br /&gt;J&apos;ai refus&#xe9; d&apos;accompagner C&#xe9;line chez le dentiste ; elle a d&#xfb; y aller et en revenir &#xe0; pieds, apr&#xe8;s une anesth&#xe9;sie et deux arrachages de dents de sagesse.&lt;br /&gt;Tout &#xe7;a en une journ&#xe9;e. Il faut que mon fils revienne vite parce que je suis proche de la psychopathie...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des bises, si si, approche, au d&#xe9;but &#xe7;a va piquer un peu mais tu ne sentiras rapidement plus rien...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Evil Marie&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 25 Jul 2005 14:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Uncle Robert et Auntie Judith</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/21/669061.html</link><category>Marie, sa vie, son oeuvre</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/21/669061.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/669061/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/21/669061.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#006699&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&#xc7;a y est ; comme tous les ans &#xe0; la m&#xea;me &#xe9;poque, il d&#xe9;barquent de Toronto et, comme tous les ans &#xe0; la m&#xea;me &#xe9;poque, c&apos;est moi qui m&apos;y colle pour aller les chercher &#xe0; Roissy et les d&#xe9;poser &#xe0; leur h&#xf4;tel. Ils descendent toujours au Royal Saint-Honor&#xe9;, &#xe0; quelques pas du Louvre o&#xf9; Tante Judith passe le plus clair de ses journ&#xe9;es d&apos;&#xe9;t&#xe9;.&lt;br /&gt;Bien sur, leur avion a &#xe9;t&#xe9; retard&#xe9; de plus de 3 heures. C&apos;est rituel : j&apos;arrive avec une demi-heure d&apos;avance pour &#xea;tre sure qu&apos;ils ne poireauteront pas (ils d&#xe9;testent poireauter) et leur avion est syt&#xe9;matiquement retard&#xe9;. Mais le jour o&#xf9; j&apos;anticiperai et o&#xf9; j&apos;arriverai &#xe0; la bourre, Uncle Rob, Auntie Jude, leur 5 insoulevables valises en shintz caca d&apos;oie et une immense malle rouge vif m&apos;attendront de pied ferme &#xe0; la porte de d&#xe9;barquement.&lt;br /&gt;Enfin, les voil&#xe0;. Je me suis toujours demand&#xe9; pourquoi, alors qu&apos;ils sont ind&#xe9;cemment riches, mon grand-oncle et ma grand-tante semblent se saper &#xe0; l&apos;Arm&#xe9;e du Salut. &lt;br /&gt;Tonton porte un improbable costume en Tergal qui bouloche ; dans les ann&#xe9;es soixante, il devait surement &#xea;tre kaki. La veste porte les reliefs du contenu de 3 plateaux repas gracieusement offerts par Air Canada ; Uncle Rob mange approximativement. Le pantalon lui donne l&apos;air, lui qui est taill&#xe9; comme Stan Laurel, d&apos;avoir vol&#xe9; celui d&apos;Oliver Hardy : il flotte autour de son immacul&#xe9; mollet, laissant appara&#xee;tre une cheville maigrichonne et &#xe9;parsement poilue. Ses chaussettes sont faite d&apos;une mati&#xe8;re dont je te fiche mon billet qu&apos;elle est hautement inflammable. Il a encore maigri depuis l&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re. &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#006699&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Ses lunettes (de la r&#xe9;cup&apos; aussi, hein, y&apos;a pas de petites &#xe9;conomies : monture en m&#xe9;tal argent&#xe9; et la barre noire en face des sourcils) sont pos&#xe9;es tr&#xe8;s en haut d&apos;un long nez busqu&#xe9;. Elles lui font de gros yeux globuleux et un regard de poisson mort. Deux &#xe9;normes bouquets de poils sortent de chacune de ses oreilles, plant&#xe9;es &#xe0; la perpendiculaire de ses grosses joues flasques. Il a la bouche molle et humide (deux petits filets blancs collent les commissures), les sourcils broussailleux et M&#xe9;phistoph&#xe9;liques et le menton en galoche. Dieu me tripote, mais il s&apos;est fait un fantastique comb-over ! Il l&apos;a artistiquement plaqu&#xe9; de l&apos;oreille gauche &#xe0; l&apos;oreille droite, formant un raie grasse et cro&#xfb;t&#xe9;e. Il serre contre sa poitrine sa l&#xe9;gendaire mallette chirurgicale. Si tu es patient, je t&apos;en parlerai plus loin.&lt;br /&gt;Derri&#xe8;re lui, Auntie Judith est telle que je l&apos;ai laiss&#xe9;e l&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re. M&#xea;me robe de polyester vert clair (elle la trainera tout l&apos;&#xe9;t&#xe9; et ne la remplacera qu&apos;en octobre pour une robe de laine vert fonc&#xe9; ; Tata est une monomaniaque du vert), m&#xea;me chignon riquiqui sur le sommet du cr&#xe2;ne, m&#xea;mes sandales monacales, m&#xea;me pilosit&#xe9; faciale aussi rebelle qu&apos;inconvenante (oui, Tata a du poil au menton et &#xe7;a pique quand elle t&apos;embrasse).&lt;br /&gt;Nous empilons les 13,5 tonnes de valises sur un chariot &#xe0; roulettes qui n&apos;en demandait pas tant, puis dans ma voiture qui crie gr&#xe2;ce et nous fon&#xe7;ons vers Paris.&lt;br /&gt;Je connais si bien le rituel qui suivra notre arriv&#xe9;e &#xe0; l&apos;h&#xf4;tel, que j&apos;en fr&#xe9;mis &#xe0; l&apos;avance. D&apos;abord, il faudra de nouveau se fader les valises (et Tonton ne nous aidera pas &#xe0; cause de son hernie discale). Puis, il faudra &#xe0; toute vitesse monter le tout dans la chambre et proc&#xe9;der au&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#006699&quot; size=&quot;2&quot;&gt; d&#xe9;ballage du v&#xe9;hicule rouge cerise et de ses satellites sur le tapis. Mais cette ann&#xe9;e, j&apos;ai droit &#xe0; de l&apos;innovation ! &lt;br /&gt;Fioles, tubes, bouteilles, thermom&#xe8;tres, poudres et pilules, se disputent la place avec les hardes multicolores sorties de chez le bon Abb&#xe9; Pierre, les bouquins d&apos;arch&#xe9;ologie, les guides Michelin en pr&#xe9;vision du prochain voyage culturel, et, &#xe0; la place d&apos;honneur, l&apos;&#xe9;norme balance num&#xe9;rique super-pr&#xe9;cise : il faut, m&apos;explique Tata, qu&apos;elle enregistre son poids au QUART d&apos;once - condition essentielle et indispensable pour &#xe9;valuer les progr&#xe8;s du r&#xe9;gime prescrit par son Gourou chinois.&lt;br /&gt;Oh ! C&apos;est l&apos;heure de la prise de temp&#xe9;rature ! On sort le volumineux thermom&#xe8;tre buccal et un gros cahier &#xe0; spirales. Peu importe ou l&apos;on se trouve, dans le mall, au restaurant, &#xe0; la poste. Selon les instructions du Gourou, la temp&#xe9;rature est prise sans faute 4 fois par jour et le r&#xe9;sultat est religieusement not&#xe9; dans le cahier. Pas un bruit autoris&#xe9; pendant l&apos;op&#xe9;ration, car le thermom&#xe8;tre &#xe9;met un bip imperceptible au moment crucial o&#xf9; la temp&#xe9;rature a atteint son maximum. Alors &amp;quot;Silence dans les rangs !&amp;quot;. Le Gourou a declar&#xe9; que Tantine avait une temp&#xe9;rature basale insuffisante. Mais nous constatons que gr&#xe2;ce au r&#xe9;gime et aux potions prescrites, elle est en train de remonter courageusement de quelques dixi&#xe8;mes de degr&#xe9;s Fahrenheit, ce qui explique qu&apos;elle se sente nettement mieux cette semaine. Sur le pr&#xe9;cieux registre, il y a aussi une colonne r&#xe9;serv&#xe9;e aux &amp;quot;bowel movements&amp;quot;. Exemple : &amp;quot;August 23rd. Bowel moved at 8:07am&amp;quot;. Colonne suivante : &amp;quot; 22hours and 3mn after preceding bowel movement&amp;quot;. Mais nous regrettons de devoir interrompre cette lecture &#xe9;difiante, car il est l&apos;heure de proc&#xe9;der &#xe0; la 2e prise de temp&#xe9;rature. Chut ! Pri&#xe8;re d&apos;attendre apr&#xe8;s le bip.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, On nous a servi le th&#xe9;. Tonton &lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#006699&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;arrive au salon avec sa mallette m&#xe9;dicale, la fameuse, et s&apos;installe avec nous sur le canap&#xe9; (pour regarder les derni&#xe8;res p&#xe9;rip&#xe9;ties Londoniennes) tout en fouillant bruyamment dans ses maintes trousses bourr&#xe9;es d&apos;instruments et de fioles dignes de la salle d&apos;op&#xe9;ration du Professeur Barnard. Il en sort un &#xe9;cheveau de soie dentaire qu&apos;il d&#xe9;vide abondamment avec le geste large et noble de la Semeuse et en &#xe9;cartant bien les coudes, il passe le fil entre chaque molaire pour en faire sauter avec des &amp;quot;plocs&amp;quot; &#xe9;vocateurs les parcelles naus&#xe9;abondes qui fusent de toute part et dans toutes les directions, telles les projectiles du malencontreux bus de Tavistock Place... D&apos;ailleurs, sur l&apos;&#xe9;cran de la t&#xe9;l&#xe9;, on ne sait plus les distinguer les uns des autres... Ne t&apos;&#xe9;vanouis pas, ce n&apos;est pas fini....si tu peux te retenir de vomir encore 5 secondes... &lt;br /&gt;Cette cruciale op&#xe9;ration termin&#xe9;e, l&apos;oncle Robert sort de son sac noir l&apos;instrument de m&#xe9;tal muni d&apos;une pointe de caoutchouc et qui est destin&#xe9; &#xe0; d&#xe9;tacher la couche de &amp;quot;plaque dentaire&amp;quot; des gencives dans la plus stricte intimit&#xe9;. Malheureusement pour moi, toujours assise dans le canap&#xe9; du salon, l&apos;oncle Robert en a d&#xe9;cid&#xe9; autrement. Cette op&#xe9;ration aussi efficace que d&#xe9;licate m&#xe9;rite, pour le moins, de faire l&apos;objet de l&apos;admiration g&#xe9;n&#xe9;rale - et mieux, d&apos;une &#xe9;tude anthropologique : ainsi, nous avons droit au spectacle accompagn&#xe9; du grincement de chaque navette du caoutchouc sur la courbe du collet de chaque chicot, aller et retour, retour et aller, jusqu&apos;&#xe0; ce qu&apos;enfin l&apos;instrument charg&#xe9; de son butin soit rejet&#xe9; sans c&#xe9;r&#xe9;monie et SANS NETTOYAGE au fond de la trousse noire. Puis on referme les trousses les unes apr&#xe8;s les autres avec grand fracas, comme les sas de la fus&#xe9;e lunaire et on replace la mallette bien en &#xe9;vidence sur la table basse avec la th&#xe9;iere, les tasses et les biscuits, en attendant la prochaine session. Mais non, ne t&apos;impatiente pas : celle-ci aura lieu (sans merci) apr&#xe8;s la moindre ingestion de nourriture, fut-elle un scone ou un muffin. &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Je te jure que je n&apos;invente rien. Et j&apos;aurai droit &#xe0; ce spectacle 2 fois l&apos;an, tous les ans, jusqu&apos;&#xe0; la fin des temps, parce qu&apos;ils prennent tellement soin d&apos;eux, Tonton et Tantine, qu&apos;ils nous enterreront tous.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#006699&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Des bises&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#006699&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Marie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 21 Jul 2005 10:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Cocktail</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/19/663698.html</link><category>R&#xe2;lage</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/19/663698.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/663698/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/19/663698.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Quand, dans un shaker, on m&#xe9;lange un soleil de plomb sur une peau de rousse, beaucoup d&apos;alcool, des tonnes de chocolat, beaucoup d&apos;alcool, une &#xe9;norme pizza aux pepperoni, un joli petit anglais qui fait la gr&#xe8;ve du rasoir, beaucoup d&apos;alcool, tr&#xe8;s peu de sommeil, un beau-fr&#xe8;re ivre qui vous maintient la t&#xea;te dans le gazon sous pr&#xe9;texte de vous faire mourir de chatouilles, beaucoup d&apos;alcool et un d&#xe9;maquillage plus qu&apos;al&#xe9;atoire pendant 5 jours, on obtient un cocktail d&#xe9;tonnant : ma t&#xea;te ce matin dans le miroir. &lt;br /&gt;Entre les boutons et les t&#xe2;ches de rousseur, je pourrais presque jouer &#xe0; relie-les-points et j&apos;aimerais bien que les filles puissent se laisser pousser la barbe, tiens !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Vindiou, je d&#xe9;teste les retours...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Des bises, rh&#xf4;, faites pas cette t&#xea;te, c&apos;est pas contagieux !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Marie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 19 Jul 2005 10:08:08 GMT</pubDate></item><item><title>Blast from the past</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/12/648287.html</link><category>R&#xe2;lage</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/12/648287.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/648287/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/12/648287.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Entr&#xe9;e de plein pied dans la phase du mois intitul&#xe9;e &amp;quot;au-point-o&#xf9;-j&apos;en-suis-autant-&#xea;tre-&#xe0;-d&#xe9;couvert-pour-quelque-chose&amp;quot; (c&apos;est, pour les curieux, celle qui vient juste apr&#xe8;s &amp;quot;quand-je-pense-qu&apos;il-va-falloir-tenir-quatre-semaines-avec-cette-mis&#xe8;re&amp;quot; et juste avant &amp;quot;dix-ans-de-ma-vie-pour-qu&apos;ils-virent-ma-paye-une-deuxi&#xe8;me-fois-par-erreur-c&apos;est-au-moins-ce-qu&apos;il-faudrait-pour-combler-le-trou&amp;quot;), j&apos;avais tra&#xee;n&#xe9; Marion &lt;a href=&quot;http://www.lavalleevillage.com/lavallee/home.asp&quot;&gt;l&#xe0;&lt;/a&gt; ce midi, histoire de faire jouer, entre mon compte en banque et mon moral, les vases communicantes.&lt;br /&gt;On a presque couru chez Indies, mon digne Prozac de substitution, si&#xe8;ge de toutes mes folies financi&#xe8;res et vestimentaires. Je n&apos;ai pas eu besoin de farfouiller bien longtemps avant de tomber sur la robe de mes r&#xea;ves. Un amour de petit chiffon de soie sauvage, un truc du style qui te caresse dans le sens des poils et qui te donne l&apos;impression d&apos;avoir &#xe9;t&#xe9; subitement r&#xe9;incarn&#xe9;e en Reine du Monde. Je l&apos;ai laiss&#xe9;e sur le portant, bien d&#xe9;cid&#xe9;e &#xe0; retourner la chercher quand je me serais assur&#xe9;e que le Malin n&apos;avait pas pondu &#xe0; mon attention, la paire de chaussures qui l&apos;accompagneraient &#xe0; merveille.&lt;br /&gt;J&apos;y &#xe9;tais tr&#xe8;s occup&#xe9;e, quand une voix du pass&#xe9;, &#xe0; mi-chemin entre le canard poitrinaire et la poissoni&#xe8;re du Vieux Port, m&apos;a stopp&#xe9;e net. Du fond de la boutique, j&apos;ai tout de suite su que c&apos;&#xe9;tait elle. L&apos;insupportable pot-de-colle que mes tr&#xe8;s peu charitables amies et moi avions surnomm&#xe9;e Pierre le Grand, rapport au vilain acn&#xe9; qui lui faisait comme autant de cicatrices de petite v&#xe9;role. L&apos;ind&#xe9;crottable premi&#xe8;re de la classe que nous martyrisions avec autant de plaisir que j&apos;en &#xe9;prouve de honte aujourd&apos;hui. La malheureuse t&#xea;te de turc de nos 16 ans, qui n&apos;avait pour seul tort que d&apos;&#xea;tre affubl&#xe9;e des jambes les plus courtes de l&apos;histoire de l&apos;anatomie moderne, ce qui lui faisait un pot d&apos;&#xe9;chappement &#xe9;trangement pr&#xe8;s du gazon. V&#xe9;ronique, que nous avons tortur&#xe9;e de bon coeur 3 ann&#xe9;es durant, sans qu&apos;elle &#xe9;mette la moindre plainte.&lt;br /&gt;Elle est sortie de la cabine d&apos;essayage avant que je n&apos;ai eu le temps de me planquer sous un portant. Plaf, nez &#xe0; nez, qu&apos;on est tomb&#xe9;es. J&apos;ai souri, un peu crisp&#xe9;e, attendant l&apos;aller-retour qu&apos;elle aurait l&#xe9;gitimement pu me coller, apr&#xe8;s toutes mes vil&#xe9;nies ; elle s&apos;est jet&#xe9; dans mes bras. Elle avait tout oubli&#xe9;. Bon, c&apos;est s&#xfb;r, ses jambes n&apos;avaient pas pouss&#xe9; d&apos;un centim&#xe8;tre en 15 ans ; mais elle avait fait table rase du pass&#xe9;, authentiquement persuad&#xe9;e qu&apos;on &#xe9;tait les meilleures amies du monde &#xe0; l&apos;&#xe9;poque.&amp;nbsp; &#xc7;a m&apos;a fait chaud au coeur.&lt;br /&gt;Sauf que quand les effusions sont retomb&#xe9;es, je me suis rendu compte qu&apos;elle portait MA robe. Et bien je vous jure qu&apos;il m&apos;a fallu une dose surhumaine de repentir et de charit&#xe9; chr&#xe9;tienne pour ne pas lui dire qu&apos;elle lui allait comme des souliers vernis &#xe0; un cul-de-jatte.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Trebuchet MS&quot;&gt;Des bises&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Trebuchet MS&quot;&gt;Marie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 12 Jul 2005 13:51:05 GMT</pubDate></item><item><title>Changement de point de vue</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/09/641658.html</link><category>Marie, sa vie, son oeuvre</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/09/641658.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/641658/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/09/641658.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;D&#xe9;but juillet, ils se donnaient rendez-vous &#xe0; mi-chemin, sur le parking d&apos;un restaurant, pour l&apos;&#xe9;change annuel des enfants.&lt;br /&gt;Pendant des ann&#xe9;es, j&apos;ai vu le sourire tremblant de ma m&#xe8;re, bras ballants, s&apos;&#xe9;loigner par la lunette arri&#xe8;re de la voiture. Premier jour des vacances, la peur panique de ma soeur &#xe0; mes c&#xf4;t&#xe9;s, lutter contre mes larmes et imaginer celles de maman, le front appuy&#xe9; sur son volant.&lt;br /&gt;Pendant des ann&#xe9;es, j&apos;ai attendu que ce temps passe, o&#xf9; je ne d&#xe9;pendrais plus d&apos;un calendrier fix&#xe9; en audience. 31 jours de juillet &#xe0; rebours, 744 heures de manques et de frustrations, 45 384 minutes &#xe0; se demander comment se d&#xe9;roule la vie qu&apos;on a laiss&#xe9; derri&#xe8;re, 2 723 040 secondes &#xe0; donner le change et &#xe0; forcer son rire.&lt;br /&gt;Pendant des ann&#xe9;es, ma m&#xe8;re m&apos;a manqu&#xe9; &#xe0; chaque instant. Et elle manquait tant &#xe0; ma soeur, qu&apos;elle me manquait doublement. Et &#xe7;a rendait mon p&#xe8;re tellement malheureux qu&apos;elle me manquait triplement. &lt;br /&gt;Pendant des ann&#xe9;es, je me suis jur&#xe9; que quand je prendrais le contr&#xf4;le de mon existence, je ferais du mois de juillet une f&#xea;te permanente.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Trebuchet MS&quot;&gt;J&apos;ai d&#xe9;pos&#xe9; mon fils chez son p&#xe8;re juste avant qu&apos;ils ne partent pour l&apos;a&#xe9;roport. Il s&apos;est retourn&#xe9; pour me voir par la lunette arri&#xe8;re et je suis rest&#xe9;e les bras ballants. Puis, j&apos;ai longuement pleur&#xe9;, le front appuy&#xe9; sur mon volant.&lt;br /&gt;C&apos;est toujours le mois de juillet. J&apos;ai juste chang&#xe9; de point de vue.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Trebuchet MS&quot;&gt;Des bises&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Trebuchet MS&quot;&gt;Marie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 09 Jul 2005 19:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>Meutre de chambre close</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/06/633105.html</link><category>R&#xe2;lage</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/06/633105.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/633105/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/06/633105.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Elle m&apos;a r&#xe9;veill&#xe9;e en sursaut &#xe0; quatre heures du matin. Elle tambourinait aux carreaux de ma chambre &#xe0; grands coups de poings. J&apos;ai fait mine de ne rien entendre et n&apos;ai pas boug&#xe9; d&apos;un pouce. &#xc7;a l&apos;a rendue furieuse ; elle a fonc&#xe9; sur le lit, hurlant dans mes oreilles, frappant mon front, mes joues et le gras de mes bras. J&apos;ai remont&#xe9; mon drap jusqu&apos;au menton et plaqu&#xe9; mon oreiller sur ma t&#xea;te, esp&#xe9;rant qu&apos;elle se d&#xe9;couragerait et me laisserait finir ma nuit. C&apos;&#xe9;tait sans compter la pugnacit&#xe9; de cette m&#xe9;chante.&lt;br /&gt;Pendant 20 minutes, je l&apos;ai entendue tourner autour du lit, marmonnant des impr&#xe9;cations mal&#xe9;fiques et incompr&#xe9;hensibles, &#xe9;videmment exasp&#xe9;r&#xe9;e par mon manque de r&#xe9;action. Subitement, elle est pass&#xe9;e &#xe0; l&apos;attaque. Elle s&apos;est jet&#xe9;e sur moi comme une enrag&#xe9;e et m&apos;a mordue jusqu&apos;au sang &#xe0; plusieurs reprises. Puis, comme prise d&apos;un remords aussi soudain que sa fureur, elle a pass&#xe9; sur mes plaies un peu de son rem&#xe8;de anticoagulant.&lt;br /&gt;A mon tour, la col&#xe8;re m&apos;a saisie. Je me suis lev&#xe9;e d&apos;un bond, nue comme un ver et j&apos;ai saisie la premi&#xe8;re massue improvis&#xe9;e qui me tombait sous la main : le dernier T&#xe9;l&#xe9;rama. Je l&apos;ai poursuivie pendant plus d&apos;un quart d&apos;heure dans tout l&apos;appartement, poussant des r&#xe2;les de haine pure. Nous nous somme arr&#xea;t&#xe9;es simultan&#xe9;ment pour reprendre notre souffle et, alors qu&apos;elle s&apos;&#xe9;tait appuy&#xe9;e, fr&#xea;le et haletante, sur le mur immacul&#xe9; de l&apos;entr&#xe9;e, j&apos;ai abattu mon arme. J&apos;y ai mis tellement de force, sans doute mue par une col&#xe8;re aveugle, que ses tripes ont gicl&#xe9; sur pr&#xe8;s d&apos;un m&#xe8;tre.&lt;br /&gt;Sans l&apos;ombre d&apos;un remord pour mon crime, je suis retourn&#xe9;e me coucher.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Trebuchet MS&quot;&gt;Ce matin, elle s&apos;est rappel&#xe9;e &#xe0; mon souvenir, la garce. Je suis pleine de boutons surinfect&#xe9;s et bonne pour lessiver le mur, encore couvert de son cadavre sanguinolant. Je hais ces putains de moustiques.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Trebuchet MS&quot;&gt;Des bises, mais ouille, vas-y doucement, &#xe7;a picote &#xe7;a picote...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Trebuchet MS&quot;&gt;Marie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 06 Jul 2005 15:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les juillettistes</title><dc:creator>mapril</dc:creator><link>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/04/627959.html</link><category>Marie, sa vie, son oeuvre</category><comments>http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/04/627959.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mapril.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/627959/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mapril.canalblog.com/archives/2005/07/04/627959.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Bon, voil&#xe0;, c&apos;est parti pour une autre saloperie de mois de juillet.&lt;br /&gt;L&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re, pour m&apos;&#xe9;viter de devenir coconut, Marion et moi avons jou&#xe9; &#xe0; tout un tas de petits jeux abrutis, concoct&#xe9;s par nos esprits malades.&lt;br /&gt;Par exemple, pendant la pause d&#xe9;jeuner, on allait se garer sur le bord de la nationale, lunettes de soleil sur le nez et on visait les voitures qui passaient avec un s&#xe8;che-cheveux. Juste voir la t&#xea;te incr&#xe9;dule des conducteurs nous faisait litt&#xe9;ralement pisser de rire.&lt;br /&gt;On a aussi harcel&#xe9; le chef de l&apos;Audit Interne en laissant des messages &#xe0; caract&#xe8;re pornographique sur sa boite vocale. Je n&apos;ai jamais pouss&#xe9; autant de soupirs d&apos;extase que l&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re au mois de juillet.&lt;br /&gt;Et puis on attendait avec une impatience insoutenable que quelqu&apos;un nous demande de faire quelque chose pour lui demander s&apos;il (ou elle) voulait des frites avec &#xe7;a. Ou un mars. Ou une pipe. &#xc7;a d&#xe9;pendait de l&apos;interlocuteur.&lt;br /&gt;Trois semaines durant, on a remplac&#xe9; toutes les capsules de caf&#xe9; par du d&#xe9;ca et quand on a estim&#xe9; que tout le monde s&apos;&#xe9;tait suffisamment habitu&#xe9;, on a tout chang&#xe9; pour du Ristretto. Le chef en a eu des tremblements irr&#xe9;pressibles pendant 3 jours.&lt;br /&gt;Sandrine nous avait racont&#xe9; que son mec, maladivement jaloux, v&#xe9;rifiait compulsivement ses talons de ch&#xe8;ques. Alors Marion est all&#xe9;e chourrer son ch&#xe9;quier pendant qu&apos;elle &#xe9;tait en r&#xe9;union et on en a subtilis&#xe9; 2. Sur les talons, on a marqu&#xe9; &amp;quot;&lt;em&gt;petites faveurs sexuelles&lt;/em&gt;&amp;quot; &#xe0; la ligne &lt;em&gt;objet&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Pendant toute une journ&#xe9;e, j&apos;ai finit toutes mes phrases par &amp;quot;&lt;em&gt;c&apos;est ce qu&apos;a dit le proph&#xe8;te&lt;/em&gt;&amp;quot;. Ce jour l&#xe0;, vers 17 heures, Marion a fait pipi dans sa culotte.&lt;br /&gt;On a aussi eu une journ&#xe9;e des d&#xe9;marches &#xe0; la con, pomp&#xe9;e sur le sketch hilarant des Monthy Python. Apr&#xe8;s, on a &#xe9;t&#xe9; convoqu&#xe9;es &#xe0; la m&#xe9;decine du travail.&lt;br /&gt;Le samedi, on allait au march&#xe9; et on arr&#xea;tait toutes les vieilles dames un peu mochingues pour leur demander si elles &#xe9;taient m&#xe2;les ou femelles. Et quand elles r&#xe9;pondaient, on riaient tellement hyst&#xe9;riquement qu&apos;elles se sauvaient en trottinant.&lt;br /&gt;Un soir, j&apos;ai emmen&#xe9; Marion &#xe0; l&apos;Op&#xe9;ra Bastille &#xe9;couter Le Cenerentola et j&apos;ai chant&#xe9; par dessus la soprano pendant tout le premier acte. Elle riait tellement qu&apos;elle a ruin&#xe9; une autre culotte.&lt;br /&gt;Un dimanche, on a emmen&#xe9; sa ni&#xe8;ce de 10 ans au zoo de Thoiry. Sur le parking, on s&apos;est mises &#xe0; courir comme des d&#xe9;rat&#xe9;es en criant &amp;quot;sauvez-vous, sauvez-vous, ils s&apos;&#xe9;chappent&amp;quot;.&lt;br /&gt;Pour se venger des deux culottes perdues, Marion s&apos;est mise &#xe0; hurler &amp;quot;&lt;em&gt;j&apos;ai gagn&#xe9;, j&apos;ai gagn&#xe9; !!&lt;/em&gt;&amp;quot; &#xe0; chaque fois que ses billets sortaient du distributeur automatique. M&#xea;me &#xe0; jeun, je vous jure, y&apos;a de quoi se tordre.&lt;br /&gt;Vers la fin du mois et malgr&#xe9; tout &#xe7;a, j&apos;&#xe9;tais au bord de la crise de nerf. Alors Marion a tendu des moustiquaires tout autour de mon bureau, elle a coll&#xe9; deux faux palmiers en carton-p&#xe2;te au milieu de la pi&#xe8;ce et m&apos;a pr&#xea;t&#xe9; son CD de Cocktail. C&apos;est Kokomo qui m&apos;a sauv&#xe9; la vie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Cette ann&#xe9;e, il va falloir faire fort...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Des bises&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;Marie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;PS : h&#xe9;, si vous avez quelques id&#xe9;es, hein, vous g&#xea;nez pas, surtout !&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 04 Jul 2005 21:12:16 GMT</pubDate></item></channel></rss>