12 septembre 2005

Le thé rue Georges Mandel ou y'a pas de mal à se faire du bien

Elle saisit l'anse d'une tasse Wedgewood fine comme du papier cigarette entre le pouce et l'index. Son autre main repose bien à plat sur sa cuisse - une main splendide, cinq ongles rouge sang de forme parfaite, de la caillasse de prix jusqu'à la première phalange de l'annulaire. Du coup, je fourre mes moignons rongés jusqu'au sang sous mes genoux, de peur qu'elle en vomisse ses scones.Tout en elle est élégant. Pas un pli sur son corsage, pas un cheveu sortant de son chignon. Sa voix est posée, ses gestes gracieux, ses yeux... [Lire la suite]
Posté par mapril à 01:53 - - Commentaires [5] - Permalien [#]