31 mai 2005
When you wish upon a star
Bon, assez parlé de moi. Aujourd'hui, c'est ton tour, mon fidèle ; la fée bleue se pose sur ton épaule et t'accorde un voeu : quel est-il ? Lâche-toi, l'ami.
Des bises (ça ne compte pas parmi les voeux, faut pas déconner, hein !)
Marie
30 mai 2005
Bad Karma
Pondérée, calme, concentrée, gracieuse, raisonnable, mesurée, polie, serviable, équilibrée, soigneuse, posée, attentive, silencieuse, intuitive, ascétique, discrète, délicate, méthodique, sobre, régulière, douce, sérieuse, distinguée, courageuse, refléchie, charitable, souriante, obéissante, logique, patiente, précise, rassurante... voilà ce que je n'ai aucune chance de devenir dans une autre vie, puisque, je suis tout le contraire dans celle-ci.
Bah, je ferai avec, hein !
Des bises
Marie
PS : en revanche, je vous serais reconnaissante de bien vouloir éviter de continuer la liste dans les commentaires, avec des qualificatifs du genre grande, athlétique, mince, ou musclée, parce que j'ai oublié, moi, d'y mettre saine d'esprit.
29 mai 2005
Pro (de) positions indécentes
Dans le grand programme de reprise en main générale, il y avait déjà l'abandon définitif de tout aliment ne se cuisant pas à la vapeur et des ascenseurs et monte-charges, l'auto-motivation devant la petite jupe en soie taille XS qui me faisait le plus joli cul de la terre l'année dernière et dans laquelle je suis à peine capable de rentrer une cuisse cette année, mais ce n'était pas suffisant. Force m'a été d'inclure un peu d'exercice physique. Pour ceux qui me connaissent, voilà encore une bonne occasion de se gondoler derrière leur écran, Milousette profites-en bien dans 3 jours je t'ai sous la main pour te faire ravaler ton impudence. C'est un fait, je hais le sport. Et les sportifs à l'occasion, ça, c'est une autre histoire.
Mais là, ça devenait urgent. Les épaules potelées peuvent être considérées comme un atout de charme jusqu'à l'âge limite de 4 ans ; au mien, c'est prendre le risque d'être prise pour Sophie Favier en phase boulimique. Et ça, je ne peux pas me le permettre.
Je me suis donc laissée entraîner vendredi soir par Edwige, grande adepte des pratiques orientales, dans un cours de yoga pilate, qui devait m'ouvrir les portes, en plus de celles du zen intégral façon Gandhi en promenade au bord du Gange, de la fibre musculaire longue. A moi donc les jambes de Cyd Charisse. Quoi ? Oui, bon, Estelle Hallyday, si vous voulez, on a les références qu'on peut.
Edwige a estimé que mes 15 années de danse classique me permettraient de suivre une classe "avancée". Quand j'ai vu mes congénères à l'échauffement, j'ai été prise d'un doute, subitement. Pas seulement dû au fait qu'elles étaient toutes gaulées comme des trous de nouilles et qu'elles me dépassaient de 20 bons centimètres.
Puis, le maître yogi est entré. Non, pas maître Yoda, andouille. Le maître Yogi, c'est le grand Master of Ceremony de la classe de yoga. Et celui-là n'avait rien de la crotte de nez aux grandes oreilles sus-nommée : quand il est entré, j'ai béni le ciel que les femmes ne puissent pas avoir d'érection. Bon, en revanche, c'est sur, j'ai bavé abondamment sur mon tapis de prière de sol.
Et là, c'était la fin de la partie agréable, parce que je ne sais pas ce qui lui a pris, au type, mais il a viré tortionnaire de prison chilienne, tout à coup, j'en suis pas revenue. "Premier exercice", qu'il a braillé ; toutes les minettes se sont mises en position foetale, comme un seul homme. Moi, évidemment, j'avais encore la bouche ouverte et les sourcils au ras de la frange, qu'elles entamaient toutes la deuxième position : une espèce de tentative de se plier en trois en faisant toucher ses genoux au sol par-dessus les épaules.
J'ai suivi tant bien que mal, toujours avec un léger (trois positions) temps de retard. A chaque fois qu'il en avait l'occasion, le colonel Tapioca venait gentiment m'appuyer de toutes ses forces sur tout ce qui dépassait. j'ai mis mes doigts de pieds dans l'oreille du côté opposé ; j'ai réussi à faire plier mon bras vers le bas ; j'ai fait tourner ma tête à 180° dans le sens inverse des aiguilles de la montre d'un dyslexique ; j'aurais pu me lécher le coude, même, si l'autre kapo ne m'avait pas rappelée à l'ordre, comme quoi on n'était pas chez Bertillon, ici.
Bref, au bout de 2h30 de ce régime (totalitaire), on a enfin eu l'autorisation d'aller boire un verre d'eau et de remettre nos vêtements. Ça m'a pris 25 minutes pour enfiler mes chaussettes, tellement j'avais mal absolument partout.
Et bien vous me croirez si vous voulez, mais ce fut pire le lendemain (hier, donc, je précise parce que je sens que vous faiblissez, là). Et aujourd'hui, je me suis traînée à quatre pattes toute la journée et je pense que je ne vais pas tarder à succomber. Sans nouvelles de moi dans les quarante huit heures, soyez gentils de prévenir les secours : c'est que je suis restée collée au carrelage.
Des bises
Maïe-aïe-aïe-rie
27 mai 2005
La place que prend l'absent
Il n'appelle pas. Il n'écrit pas.
Il pourrait ne pas exister si je ne pensais pas à lui jour et nuit.
Et je prends toute la mesure de l'oxymore. Le silence est assourdissant, son absence envahissante.
OK, ta gueule Louise Labé, ravale ton sonnet et remets-toi au boulot.
Des bises
Marie
26 mai 2005
Gollum a rôti
Aux premiers rayons du soleil, c'est traditionnel, les petits mickeys se ruent sur la terrasse de la cantine. Et comme il n'y a pas assez de tables (bancales et crasseuses) pour tout le monde, il y en a qui seraient prêts à se battre à grands coups de plateau pour un déjeuner en plein cagnard.
Chez moi, la perspective de devoir poser mes cuisses délicates sur une chaise (crasseuse et bancale) métallique qui a chauffé à blanc toute la matinée et d'exposer ma carnation de lapin albinos au grand Râ, ne provoque pas d'enthousiasme débordant. Tous les ans, je place même mon plaisir dans le fait qu'enfin, on peut manger tranquille à l'intérieur, sans forcément être obligé de subir la conversation inepte de tous un tas d'inconnus.
Mais aujourd'hui, j'ai décroché le gros lot : je déjeune avec Thibault, le gars de l'audiovisuel qui fait se liquéfier toutes les filles dans un rayon de 10 kilomètres. Et Thibault, le soleil, il aime (ce qui explique probablement l'appétissante couleur mordorée de ses biceps et les fines tâches de rousseur ornant le plus joli nez en trompette de la création).
Nous nous installons donc en terrasse, lui sous le regard concupiscent de toute la gent féminine présente, moi en rameutant autant de tissu que possible pour faire écran entre mes fesses et le métal en fusion.
Évidemment, je me suis assise de manière à avoir le soleil en pleine poire ; j'ai les yeux qui pleurent, qui plissent, je sens mes lentilles fondre lentement sur ma cornée. Mais Thibault vaut bien ça, hein. Alors, pour compenser la perte de mon atout majeur (mes yeux bleus), j'en fais des tonnes : j'ondule, j'imparfait-du-subjonctif, je rire-cristallin.
Pourtant, plus le déjeuner avance, plus Thibault semble mal à l'aise. Il ne me jette que de rares coups d'oeil gênés, regarde avec insistance l'intérieur de la cafétariat et finit par me proposer, au bout de 25 minutes de mettre fin au repas.
Piquée au vif, je lui fait le coup du sourcil (si vous ne savez pas, demandez à Milousette, ça la glace sur place, en général) et lui dit que si je l'enquiquine, surtout, il doit me le dire.
Ben non, en fait, je ne l'enquiquine pas. J'ai simplement pris le coup de soleil du siècle en plein sur la figure et ressemble trait pour trait à la salade tomates-mozarella qu'il n'ose plus manger, tellement ça l'impressionne.
De retour dans mon bureau, j'ai décliné toutes les réunions de l'après-midi et je me planque. J'ai un carnaval de Rio qui me bat en rythme dans chaque joue et je dois lutter de toutes mes forces contre moi-même, pour ne pas me plonger la tête dans l'aquarium de l'entrée. Je me demande comment je vais pouvoir me traîner jusque chez moi sans clamser en route.
Thibault a appelé ma secrétaire 3 fois pour prendre de mes nouvelles, mais je pense que je vais lui faire dire que j'ai succombé à la malaria, Je préfère qu'il ne me voie comme ça. Il faut dire que depuis la phase écarlate, j'ai pris une teinte tirant plus sur l'aubergine, striée de tout un tas de petits plis blancs autour des yeux. Une reine de beauté...
Des bises, mais ouh, doucement, allez-y mollo, ça picote, ça picote.
Marie
25 mai 2005
Time flies
Ce matin, dans le miroir de l'entrée, j'ai aperçu une inconnue. A première vue, elle me ressemblait bien un peu ; les mêmes cheveux épaissement blond lui frisottaient autour de la figure, l'oeil maussade regardait bleu sous le sourcil sévère.
Mais en approfondissant l'examen, j'ai trouvé à cette jumelle tout un tas de dissemblances.
Sa taille était plus épaisse, c'est indéniable. Oh, rien dont il faille rougir ! Juste un léger tassement, qui fait paraître les hanches moins marquées, la silhouette moins ancrée.
Ses épaules avaient la même blancheur laiteuse que les miennes, mais on eut dit qu'elles avaient cédé quelques centimètres au poids des soucis. Ou des ans, il faut voir. Les cheveux, que j'avais vu blonds au premier abord, étaient semblables en tous points au sable qui bordait la plage de mon enfance ; ternes, rèches, brûlés par le froid et battus par le vent. Ses mains, aussi courtes que les miennes n'en avaient pas la finesse, ni les fossettes enfantines à la base de chaque doigt.
En m'approchant encore, j'ai noté que son visage aussi, différait sensiblement du mien. Si mes cernes ourlent harmonieusement mon regard hésitant de myope, les siennes étaient creusées et cerclaient de violet un regard désabusé. Si mes pommettes saillantes sont le triomphant héritage du passage des cosaques dans l'existence d'une quelconque aïlleule, les siennes taillaient sa figure à grands coups de serpe et faisaient s'enfoncer un peu plus ses petits yeux brillants. Les coins de sa bouche pointaient vers le bas, tordant son sourire en plis amers.
Alors j'ai détourné mon regard, parce que cette inconnue ne m'a pas plu. Il faudra que je pense à décrocher le miroir...
Des bises
Marie
24 mai 2005
Fépatapurge
Sandrine, ma fille, il faut que ça cesse.
Quand tu es arrivée, voilà 6 mois, il m'a fallu produire un effort surhumain pour passer outre tes ricanements de dinde, tes questions idiotes et le fait que ton tailleur blanc semblait avoir été cousu directement sur ton corps de sirène.
Quand, à notre première réunion commune, tu as tenté de me faire passer pour une courge en levant les yeux aux ciel à chaque fois que je l'ouvrais, j'ai mis ça sur le compte de ma parano chronique. Ça m'a couté une double Vermonster chez Ben&Jerry's et 25 minutes de respiration abdominale, mais j'ai pardonné.
Quand tu t'es arrangée pour t'incruster dans 80% de mes déjeuners en tête-à-tête et que tu y as monopolisé l'attention en pétant de la broue, riant trop fort et roulant des yeux de la façon la plus suggestive possible, j'ai, certes, serré les dents suffisamment fort pour qu'on puisse les entendre grincer jusqu'au Bengladesh, mais je n'ai rien dit.
Quand je te surprends les deux mains dans mes classeurs confidentiels, quand tu me perds le seul exemplaire d'un dossier vital et que tu nies devant le chef suprême en avoir vu jusqu'à l'ombre, quand il te faut 3 heures pour comprendre ce que tout être possédant 2 neurones et une connexion est capable de capter en 30 secondes, quand tu squattes mon téléphone pour appeler ta cousine au Chili, quand tu fais des fautes de français que mon fils ne te corrigerait pas parce qu'il est bien élevé, quand tu t'obstines à m'appeler mon chou alors que je t'ai dis 10 fois que ça provoque chez moi des crises de violence irrépressibles... je laisse pisser et j'attends des jours meilleurs.
Mais aujourd'hui, tu viens de dépasser la dose prescrite. Tu ne peux pas laisser bien en évidence sur ma table de réunion, quand tu sais que je vais y recevoir tout ce que la boite compte de jolis garçons riches et influents, ton exemplaire de juin de Top Santé Spécial Régimes. Non, tu ne peux pas.
Des bises (c'est pas à toi que je m'adresse, Sandrine, alors arrête de me regarder avec ces yeux de veau)
Marie
23 mai 2005
Oups, I did it again...
Il est là, assis en face de moi. Il gesticule et parle fort. Ce qu'il me dit est hyper important, je le sais, mais tout ce que j'entends, c'est blablablablablabla.
J'ai payé ces billets la peau de mes fesses, c'est dire vu le prix au kilo. C'est LE concert de la décennie et j'attendais cette soirée avec l'impatience du peuple élu pour le Messie. Pourtant, tout ce qui me parvient de la scène, c'est flouboudouboudoub.
Il sort un Ngaio Marsh toutes les années bissextiles et je suis fan depuis l'adolescence. Je suis calée sur 3 oreillers moelleux, mon Lapsang Souchong fume sur la table de chevet et j'ouvre enfin ma merveille. Au bout de quelques lignes cependant, je ne lis que hfhpuizepiampaenpinfap.
Je laisse cramer les frites, je n'entends le Nathasamère qu'au huitième et tonitruant appel, je provoque des bagarres générales aux feux rouges et j'ai bloqué ma boite mail à force d'y laisser s'entasser les messages sans y répondre. Je suis loin, loin, loin. Je suis vide, vide, vide.
Le diagnostic est implacable. Je suis amoureuse.
Oooh, oui, ben vous pouvez y aller, hein. Marrez-vous, 'faut pas vous priver. Aha, elle faisait sa fière ; elle disait qu'elle n'aimerait plus jamais ; c'était fini, tout ça, croix de bois croix de fer ; elle allait reprendre le contrôle de son coeur et de son âme. Mon cul, oui. Je suis amoureuse, je vous dis.
Mais attention, pas amoureuse avec tirage de plans sur la comète, excitante anticipation et chabadabada sur le travelling de fin. Non, non, amoureuse sans espoir. L'objet du culte est maqué au carré, légitime et clandestine. Pas de place pour moi. Je ne suis même pas sure qu'il ait pris conscience de mon existence.
Nous en sommes restés comme deux ronds de flancs, mon ego et moi.
Des bises
Marie
20 mai 2005
Je hais les gens
J'attends le métro, la moitié d'une fesse reposant à peine sur 1 banc crasseux. La journée sera longue et fastidieuse ; j'aspire à mon heure de vacance cérébrale. C'est ce moment que choisit une folle de Chaillot, dents jaunes et haleine létale, pour venir m'entretenir des prévisions météo à 5 jours et de ce qu'on a plus de saisons, ma pauvre dame. Et bien, je le hais.
3 plombes qu'il m'a fallu hier pour inventer un tout nouveau style de chignon. La vache, j'en étais fière en arrivant en réunion. Bon, c'est sûr, une cinquantaine d'épingles en acier trempé me rentraient dans la boîte crânienne genre multi-brochette, mais c'était du plus bel effet sur la gent masculine du bureau. Ce matin, Sandrine débarque avec le même, mais en mieux fait. Et bien, je la hais.
Le très joli gars du marketing m'envoie un mail fripon qui ferait rougir Brigitte Lahaie. Je m'empresse de lui répondre sur le même ton, sourire en coin et hin hin hin intérieurs. Par-dessus mon épaule, Sandrine n'en perd pas une miette et corrige même une faute d'orthographe. Et bien, je la hais.
J'ai potassé mon argumentaire à fond. Cette année, je vais négocier mon augmentation comme une dingue et faire péter tous les records, c'est moi qui vous le dis. Pas question de me laisser intimider comme la dernière fois, ça va être une tuerie. Au moment où je le tiens au creux de ma main, que s'il s'en relève c'est Steven Seagal, le chef lâche un rot de stentor dans ma face, en joignant l'odeur à la parole. Il m'oblige à remballer mes petites affaires et à me réfugier sous des des auspices qui sentent moins le couscous-boulette. Et bien, je le hais.
Pour me consoler de tout un tas de petits malheurs, je m'offre une séance de shopping. Mais j'ai abusé des donuts au nutella et me voilà coincée dans la cabine d'essayage d'un magasin tendance, bondé de minettes rachitiques, avec un adorable petit pantalon qui ne passera visiblement pas la mi-cuisse. La vendeuse, dans une splendide imitation de Lara Gnangnan sous Maxiton, brame à l'attention de sa collègue à l'autre bout du magasin :"Machine, la p'tite dame é'rent' pu dans l'38, 'y reste la taille du d'ssus ?". Et bien, je la hais.
Je récupère ma voiture au parking souterrain. J'ai un peu sous-évalué la longueur de mon bras pour fourrer le ticket dans la borne, alors j'effectue une jolie manoeuvre de rapprochement. Une espèce de semi-débile sort de sa guérite de gardien de parking à deux balles et me demande, l'air condescendant, si je vais m'en sortir. Je fais le zen en moi et je lui demande s'il aurait osé une pareille question face à un gros moustachu. En réponse, il ricane une blague éculée sur les femmes au volant. J'avais déjà mon permis qu'il échouait à son premier test de QI, ce taré. Et bien, je le hais.
Rendez-vous semestriel chez le guette-au-trou. J'y vais avec l'entrain de Planchette qu'on mène à l'abattoir ; à côté, le dentiste, c'est une promenade en bord de Marne. Comme d'habitude, il me flanque un spéculum glacé là-où-je-pense; comme d'habitude, je le soupçonne de l'avoir collé au congélateur 20 minutes avant la consultation, par pur sadisme. Sentant mon mouvement de recul, il me claque sonorement la fesse en ricanant qu'il faut se détendre, mon petit, c'est tout de même pas de la torture. Et bien, je le hais.
Je suis tranquillement lovée sur mon canapé, à nurser ma Stella toute fraîche et réflechir sur les avantages comparés de la glande par rapport à la flemme. La fenêtre est ouverte sur le chant du merle et le soleil déclinant chauffe encore un bout de salon. Je suis bien. Soudain, mon voisin du dessous, sorti promener la crotte de son chien, se racle la gorge façon Vespa tuberculeuse et en sort un glaviot de la taille d'un placenta. Et bien, je le hais.
Ben oui, je hais les gens. Je n'y peux rien ; j'essaye même de m'amender. Le soir, au fond de mon lit, je fais des prières pour me réveiller le lendemain plus tolérante, moins emportée. Je rêve d'être le clone de soeur Emmanuelle. Mais tous les matins, c'est moi au réveil, de la graine de psychopathe avec des envies de meurtres qui me submergent en vagues régulières. Toutes les 10 minutes environ.
Un jour qui ne sera pas fait comme les autres, je passerai à l'acte, vous verrez, j'en collerai un sous le tram. Même qu'on en parlera à la télé et que mon voisin du dessous y dira que j'étais pourtant une gentille petite dame sans histoire. Et pour ponctuer ça, il crachera par terre, un glaviot de la taille d'un placenta.
Des bises, parce que vous, je vous aime.
Marie
19 mai 2005
Enchaînée
Kadabra m'a refilé la e-chtouille, qu'il avait lui-même choppé de l'amour de ma vie.
1) Que faudrait-il faire pour que vous ne répondiez pas à cette question ?
Rien ne pourra m'en empêcher. A part peut-être que tu reconnaisses publiquement que ma nièce est la plus belle. Ou bien un baiser d'Ataraxie.
2) Quel est le meilleur livre que vous n'ayez pas lu ?
Oui-Oui au pays des jouets. Mais j'ai regardé les images et, la vache, j'ai été scotchée !
3) Quelle phrase n'écrivez vous jamais ?
hu dozojeoap izi oizaâiop. Là, je l'ai codée, mais sinon je ne l'écrirais jamais. Je le jure.
4) Quelle surprise voudriez-vous qu'on vous fasse ?
Une fête pour mon anniversaire, je l'ai déjà dit. Putain, mais qu'est-ce-qu'il faut que je fasse pour qu'il y en ait un qui comprenne que c'est pas beaucoup demander, une bon sang de bonsoir de fête surprise d'anniversaire ? C'est pas la mort tout de même ! T'achète de ou trois bouteilles de Royal Cola, tu téléphones à deux ou trois potes et tu les caches derrière le canapé ! Quoi je m'emballe ?
5) De quelle couleur était Henri IV ?
On disait de lui qu'il avait une haleine à terrasser un boeuf à vingts pas. Si le reste était à l'avenant, Il y a des chances pour qu'il ait été vert. Mais galant, avec ça. 'tain, je suis trop forte pour les jeux de mots. Si je pouvais, je m'embrasserais sur la bouche.
Pour les gens normaux (parce que tout le monde n'est pas aussi atteint du bulbe que Kadabra), je joins les réponses au questionnaire d'origine.
1) Combien lisez-vous de livres par an ?
Alors, faisons le compte : 1 par jour pour le Nathasamère - une moyenne de 1 par semaine en mon nom propre - j'ajoute à ça le Telerama hebdo, les divers ouvrages professionnels pour les nuits d'insomnie, la notice explicative des Tampax et le dos de la bombe à prout aux ouatères, les trucs inavouables planqués sous mon lit.... on obtient... trop pour comptabiliser.
2) Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?
L'intégrale de Bernanos dans la Pléïade.
3) Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?
Les mères juives n'existent pas d'Aldo Naouri. C'est que j'ai un fils à élever, moi...
4) Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.
Le Grand Meaulnes, A. Fournier
100 ans de solitude, G. Garcia Marquez
L'arrache-coeur, B. Vian
Au bonheur des ogres, La fée carabine et Monsieur Malaussène, D. Pennac
Les nourritures terrestres, A. Gide
5) A qui allez-vous passer le relais ? Et pourquoi ?
Bon, là, la menace est implicite, mais je sais que, comme pour toutes les chaînes, je dois à mon tour refourguer le bébé à quelques uns d'entre vous, si je ne veux pas perdre mon emploi et/ou voir brûler ma maison et/ou que mon fils vire galinophile et/ou qu'il me pousse des champignons dans les oreilles. Ian, Zacki, Zeugme (mon coeur, tu me dois bien ça, il me semble en avoir reçu un de ta part qui faisait plus de 20 pages...), soyez mignons, épargnez-moi la ruine.
Des bises
Marie