28 février 2005
sex, drugs, rock & roll and Cookie Monster
Oui, ben effectivement, c'etait une grosse fete. Je ne sais pas vous, mais quand je ne me souviens pas d'une partie de la nuit, ca m'inquiete toujours un peu. Ca m'evite aussi d'avoir a m'epancher aupres de vous, parce qu'il y a quand meme des passages vivaces et dont je suis relativement peu fiere. Peut-etre y reviendrai-je un jour, quand je serai assuree que tout mon lectorat est majeur et vaccine et que quelques indesirables ont lache prise.
Je peux quand meme vous raconter la minute necessaire du professeur nimportenawaque. La franginette et moi avons decide de ne pas suivre le troupeau au club ou ils avaient l'intention de battre le record de perte auditive. Nous les avons donc attendus chez Verena, en matant la rediffusion de la nuit des Cesars sur TV5. Ce truc me parait toujours beaucoup plus drole sous MDMA et/ou fortement chargee de biere. La, ca nous a paru carrement hilarant, ca vous donne une petite idee de notre taux d'alcoolemie.
Alors on etait la, a se poiler devant la descente d'organes occulaires de Philippe Noiret et cette pauvre Sandrine Bonnaire qui a gagne sa place au Pantheon du ridicule, quand Emi est tombee sur une des peluches de Verena. Litteralement, c'etait Elmo, de 1 rue Sesame, mais en bleu. Rondes comme des queues de pelles, nous nous sommes mises a delirer sur ce pauvre Elmo qu'etait mort etouffe sous un calin abusif de sa proprietaire. Emilie lui faisait du bouche a bouche pendant que je tentais le massage cardiaque (Oh, n'essayez pas de nous imaginer, a 4 pattes dans un salon rempli de canettes de biere vides, en train de singer le docteur Carter sur un ours en peluche ; c'est deja assez difficile de me rememorer ces images, maintenant que je suis a jeun). Soudain, une idee stupide (enfin, encore plus que ce qui precede) nous est venue. "Pendons Elmo au lustre et faisons croire a Vee qu'il s'est suicide pendant son absence".
Quand Vee est rentree vers 3 heures du matin, nous avons manque de nous pisser dessus en voyant sa tete. Elle a trouve la plaisanterie d'autant plus douteuse que la raison pour laquelle ce con d'ours etait bleu, c'est qu'il s'agissait de Cookie Monster.
Voila, voila, voila. Je n'ai jamais prentendu etre un modele de vertu, hein, alors baissez moi ce sourcil reprobateur !
Au prochain numero et des que j'aurai retrouve un clavier avec accent, vous aurez droit a un rapport detaille sur la partie 3h-19h30 le lendemain. Eh oui, c'etait vraiment une tres grosse fete.
Des bises. Hips.
Marie avec un tres gros foie douloureux.
26 février 2005
Quelques mots
Clavier anglosaxon avec toutes les lettres dans le desordre. C'est pas vrai, y'en a un qui a joue au boggle avec les touches, ou quoi ? En plus y'z'ont perdu les accents en route.
Chez ma soeur a Londres, donc. Grosse fete ce soir, pas trop le temps de m'etendre (sur le sujet, hein, parce que pour le reste, j'espere bien que today's gonna be my day).
Juste repondre a Solstyce : pas l'intention de me casser quoique ce soit et le seul elastique dont je veux entendre parler pour l'instant, c'est celui de ma petite culotte en dentelle. Allez, si z'etes sages, je vous raconterais toutes mes frasques.
Des bises
Marie
25 février 2005
Je paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaars
Avec un peu de chance, je pourrais poster de chez ma soeur dès demain. Sinon, je vous bise et vous dis à lundi 7 mars. Oui, je sais, je sais, ce sera long et douloureux, mais songez au bonheur que nous aurons de nous retrouver. Mmmmppffff, j'ai vraiment besoin de vacances, moi.
Des bises vite, vite, faut que je m'en vais !!!
Marie
La larme fait fuir l'homme
J'ai une toute nouvelle théorie ! Hier, d'accord, j'étais toute chafouinette, l'oeil brillant et le mascara victime de la gravité. Mais je n'étais quand même pas si radicalement plus moche que d'habitude. J'avais juste envie qu'on vienne me tapoter l'épaule et me faire des bisous compatissants. Et bien RIEN ! R. est passé 750 fois devant mon bureau en ne m'accordant de furtifs coups d'oeil. Le joli du service idiovisuel a plongé le nez dans son assiette de nouilles et Monsieur Muscle du juridique a opéré un très peu discret demi-tour sur talons à mon approche.
Ce matin, j'ai la mine fleurie (merci Terracota), le poil soyeux et le sourire conquérant. Ben c'est tout juste s'il ne faut pas que je leur fasse prendre un ticket comme à la sécu. J'ai dû éteindre mon portable et me mettre sur messagerie vocale sous peine de me faire pendre par les cheveux par mes collègues. R. me parle avec une voix d'acteur du X et il a les yeux qui sentent le péché de chair. Même mon papa m'a envoyé un courriel. Même le joli petit chef d'avant m'a laissé deux message sur mon répondeur.
Conclusion : Autant, nous, ça nous fait fondre un pôv'tit père qu'est dans la misère, qu'on a envie de lui moucher son nez et de lui faire un calin-calinou, autant eux, merde, n'ont pas le gène consolateur. Bah, chacun sa croix, hein ?
Des bises
Marie
Chouquettes géantes
J'étais "de petit-déjeuner" ce matin et laissez-moi vous dire qu'ils vont tous comprendre le sens de l'expression "compensation par la bouffe" !! J'ai si bien dévalisé la boulangerie que quand je suis sortie, la boulangère était assise par terre sur le carrelage, toute échevelée et qu'on refoulait les clients suivants vers la sortie. Je vais te me les gâver, moi, tous ces petits mickeys, je ne te dis que ça.
Sinon, je tiens ici à remercier mes fidèles et tous leurs gentil mots de soutien. C'est dingue, mais plus ça va, plus je vous aime. Ouh, la, voilà le syndrôme petite maison dans la prairie qui me reprend. Bref, mes hommages (vibrants, mais il est possible que ce soit en partie dû à l'hyperglycémie) à vos pieds, mes gentils.
Des bises reconnaissantes et un peu collantes, il faut bien le dire : la faute aux 3 chouquettes géantes que je viens de m'enfiler.
Marie
24 février 2005
Mon gentil Michel est mort ce matin. Son coeur, trop tendre, n'a plus supporté la douleur. J'ai cherché les mots qui font du bien, mais il ne m'est rien venu quand il a fallu affronter le chagrin des siens. Alors je les écris, pour exorciser mon incompétence à les épauler.
Je veux croire qu'il est quelque part où la souffrance n'est pas, qu'il y a rejoint nos chers visages et y veille sur ceux qu'il a rendu heureux, toute sa vie. Il a mérité son éternité de douceur et d'amour et nous le retrouverons quand notre temps sera venu. Je vous aime et reste à vos côtés, même si c'est en silence.
Marie
Mettons les choses au clair (de la lune, hihihi)
Dans la hiérarchie du travail de Marie, il y a :
- Un très très big boss (voir post appelé "un grand moment de solitude". J'aurais aimé faire un lien, là, mais je n'ai pas la moindre idée de comment ça marche, alors...), qui n'aime pas l'Edam.
- Un grand chef, dont c'était l'anniversaire hier. Enfin, c'est demain, mais on l'a fêté hier. Hors sujet. Bon, bref, ce grand chef est en fait assez petit. Et puis comme au naturel il doit lui rester un cheveu sur douze, il tond le tout. Résultat, ça lui fait des gros boutons blancs dans le cou, que je l'appelle même Tirecomédon pour me moquer. Mais je ne suis pas très charitable.
- Trois moyens chefs : deux hommes et ma copine Laurette. Le premier homme, c'est un californien grassouillet, genre le chanteur des Beach Boys qu'aurait abusé des donuts au chocolat : aucun intérêt, même pas intellectuel. Je l'appelle Yank Yank Septic Tank. Mais je ne suis pas très charitable. Le deuxième homme, c'est R. Un mètre 85 de sex appeal brut, des yeux bleu des mers du sud, frangés de long cil noirs et un humour à te rendre incontinent. L'incarnation du mâle. Heu.... du mal.
- Votre serviteuse, petite chef de rien du tout, genre gardienne d'un troupeau de deux ou trois oies. On m'appelle Marie l'amie des gens ou Albert (Camus, pour sa Peste) à cause que je ne suis pas très charitable.
Voilà, j'espère que ça répond à vos légitimes interrogations. Il faut quand même que j'ajoute que je me suis enfermée dans mon bureau tout de suite en arrivant ce matin et que je n'en sortirai que quand ils auront éteint les lumières, tard ce soir. Comme ça j'aurais peut-être une chance de ne pas tomber sur R. C'est qu'elle n'est pas très fière d'elle la Marie...
Des bises honteuses et confuses
Marie
23 février 2005
Burp
Anniversaire du chef ... trop de champagne bon marché dans un gobelet en plastique ... mes joues toutes rouges ... mes yeux qui brillent. Les siens ne me lâchent plus et ça me gêne.
Je crois que j'ai autant envie de démarrer un relation en ce moment que de m'enfiler un grand verre d'eau de javel.
Mais quand même, il est sexy en maudit...
Des bises brûlantes, et c'est pas tant la faute au champagne...
Marie
Frrrrrmvlbleubleubleugne.....
C'est le seul son que j'ai réussi à gargouiller après que R., rencontré aux archives, m'y ait embrassée comme on étanche sa soif. Il n'a cessé qu'au crac sinistre qu'ont émit mes cervicales, ma bouche culminant à un mètre 63 sur la pointe des pieds et la sienne environ 35 centimètres plus haut.
Je suis restée là, bras ballants et machoire inférieure scotchée à la poitrine, pendant 10 bonnes minutes. Lui a tourné les talons sans un mot, les mains dans les poches.
Mes lèvres en brûlent encore.
Pas de bises, les gars, je ne peux pas vous faire passer après ça !!!
Marie
22 février 2005
Une soirée au purgatoire
Hier vers 18h30, après une journée passée à me faire courir sur les talons de mes FMB, mon chef m'a renvoyée dans mes foyers, harrassée. A peine rentrée chez moi, j'ai envoyé voler tous mes vêtements, fait couler le bain le plus chaud de toute l'histoire des bains, mis de la mousse, allumé les bougies parfumées et me suis glissée dans la baignoire en frissonnant d'aise. J'en étais là de ma pub perso pour Obao, quand le téléphone a sonné. Alors, là, j'ai fait le remake de Sauvez Willy. J'ai émergé de la baignoire, dégoulinante de mousse et de flotte, et me suis précipitée doucement vers le salon. Si, si, c'est faisable, de se précipiter doucement : je ne me souviens que trop bien de la mésaventure de ma grand-mère, qui a fait de la patinoire sur le carrelage mouillé en sortant de sa douche, s'est envolée et luxé l'épaule en s'écrasant par terre. Elle a dû attendre les pompiers en position foetale sur le sol, nue comme un ver et trempée comme une soupe. Alors moi, j'ai bien appris ma leçon, et je me suis précipitée doucement vers le téléphone.
Au bout du fil, Marion, pas très en forme, qui me propose de noyer nos chagrins respectifs dans l'alcool. Heu.... là, maintenant, tout de suite ? Je n'ai réussi à négocier que 30 minutes pour éponger la piscine que je venais de créer au milieu du salon.
Le reste se perd dans un épais brouillard éthylique, dont j'ai émergé ce matin à 8h45, l'haleine pyrogéne et une essoreuse dans l'hypocondre droit. Me voilà donc au bureau, à peine plus fraîche que l'orque sus-nommé, sursautant à chaque sonnerie de téléphone et maudissant tous les fabriquants de tequila de la planète. Et si vous devez commenter ce message, ayez l'amabilité de taper moins forts sur vos claviers sivouplé...
Des bises, mais en apnée, si vous ne souhaitez pas tomber dans les (alcools de) pommes.
Marie