Something about Marie

J'ai passé tout 2004 à polluer mon entourage de mes considérations oiseuses. 2005 est l'année de l'élargissement : je pollue la toile !

31 janvier 2005

And now, Ladies & Gentlemen...

... son Altesse Sérénissime Nathanaël 1er, Prince de mon coeur, Roi de mon âme.

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The groundhog day

7h00 : France Inter crachouille des infos déprimantes

Je me laisse encore 10 minutes avant d'ouvrir les yeux

Il est 7h47 et, cette fois, je suis en retard pour de vrai

Je secoue mon fils comme un prunier - il faudra m'expliquer pourquoi il ne dort tard que les jours de semaine

Une demi-heure de course et de hurlements pour obtenir habillage, finissage de bol de chocolat, laçage de chaussures et grimpage dans la voiture, tout en tentant de ravaler une façade désespérément livide. J'aurais dû épouser Monsieur L'Oréal.

Largage de moufflet devant l'école ; soupirs bilatéraux : on ne se revoit que mercredi soir...

Vite, vite, il me reste 12 minutes pour arriver (presque) à l'heure à la réunion du lundi matin, ce qui, avec 35 minutes d'embouteillages au bas-mot, me parait plus qu'illusoire !

ET C'EST LA MEME CHOSE TOUS LES LUNDIS MATINS !!!

Des bises

Marie

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28 janvier 2005

HAHAHAHAHAHAHAHAHA

C'est bon de rire parfois !!

Chef sort de son bureau et rive son regard dans mon décolleté ravageur (arrêt du tabac = quelques kilos pas superflus dans les loloches). Ce qui l'empêche de voir que la femme de ménage a laissé la poubelle a sa porte. Chef se retrouve avec un pied dans la poubelle et, déséquilibré, tombe à genoux devant moi. Seigneur, emêchez-moi de lui hurler de rire au nez.

Amen

Marie

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Aujourd'hui...

...28 janvier 2005, je suis coiffée comme un dessous de bras, maquillée à la truelle et fagotée comme une sortie des artistes.

Hier soir, coup de téléphone du père de mon fils : "Nathanaël a beaucoup de fièvre et se plaint d'avoir mal à la gorge quand il avale. Peux-tu passer le prendre et l'emmener chez le médecin". Il est 18h00, je suis encore au boulot, le médecin reçoit sans rendez-vous jusqu'à 19h00. Je passe un coup de fil à la secrétaire, la supplie de me donner ma chance, lui laisse penser que la chair de ma chair est à l'agonie. Je lui arrache un rendez-vous à 20h15, le dernier du médecin (qu'elle a dû appeler pour s'assurer qu'il n'en ferait pas une attaque d'apoplexie)

Quand j'arrive chez son père, Nath à l'air frais comme un gardon et il fait des bonds de gazelle en me voyant. Je cours avec le môme sous le bras, j'arrive chez le médecin à bout de souffle : la salle d'attente est bondée, ça tousse-renifle-crachouille-éternue dans tous les coins, on se croirait au zoo. Et là, le démon à l'intérieur de mon fils se réveille. Il met la salle d'attente en vrac en deux temps-trois mouvements. Telle la tornade infernale, rien ne résiste sur son passage ; il saute sur les genoux de la mémé catatonique, fait tourner la pauvre mère de famille bronchitique comme une toupie sur son siège, envoie voler tous les jouets au 4 coins de la pièce en moins de temps qu'il ne faut au garçon-boucher gastritique pour tourner de l'oeil. Ca dure jusqu'à 20h45 ; je suis au bord du suicide.

Quand le bon Docteur examine mon fils, il n'a pas un dixième de degré au dessus de 36°5, sa gorge est rose bonbon et ses tympans lisses comme des fesses de nourrisson. Regard sévère du bon Docteur qui se trouve à deux doigt de Mister Hyde. Je lui bafouille une théorie vaseuse sur le rebond du virus, signe mon chèque et ressort en courant sous les huées de la salle d'attente.

Dehors, il y a de la neige partout. J'ai envie de me balancer dans le canal mais il est gelé. On prend combien pour assassinat d'ex-psychopathe ?

Des bises

Marie

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27 janvier 2005

Grand moment de solitude

Je suis dans la voiture du très big boss ; nous nous rendons au centre de convention. Le chauffeur a mis du jazz en fond sonore et sur la baquette arrière, on dirait que 900 kilomètres de différence culturelle et de cuir marron glacé nous séparent. Dans un silence de mort, je fais mine de trier des papiers ; il bidouille son blackberry hightech.

Puis il prend la parole : "Je tenais à ce que vous sachiez que je suis homosexuel"

Glups. Je lève un sourcil (j'ai fait l'école du cirque) et je le regarde. Je lui laisse une chance de croire que je n'ai pas entendu : je suis magnanime. Il répète : "je tenais à ce que vous sachiez que je suis homosexuel"

Et là, quelqu'un d'autre s'empare de moi et répond à ma place : "Alors il est important que vous sachiez que j'aime être au-dessus". Il s'étrangle avec sa salive et je me vois déjà obligée de lui faire du bouche à bouche pour le réanimer.

Au bout de plusieurs minutes de malaise général (j'ai vu la tête du chauffeur s'enfoncer de plusieurs centimètres dans ses épaules et le garde du corps a eu un hoquet sonore), il me regarde enfin en face et bégaie : "Mais enfin, qu'est-ce qui vous prend de me dire un truc pareil ?". Je n'ai plus qu'à me finir à coup de maillet, allons-y allégrement : "Vous teniez à partager avec moi vos préférences sexuelles et je ne voulais pas être en reste ! L'aveu avait l'air de vous coûter, j'ai pensé que vous apprécieriez que je fasse la moitié du chemin. Je tiens cependant à vous faire remarquer que vos goûts dans un domaine aussi intime ne m'intéressent pas DU TOUT (je mets verbalement ces mots en capital). Je trouve cela extrêmement agressif et déplacé. Souhaitez vous préparer la réunion, maintenant ?" J'ouvre tout grand les seuls atouts que Dieu m'ait attribué : deux yeux bleus des mers du sud, que j'emplis à dessein de larmes innocentes.

Il baisse la tête et sourit. "Vous êtes trop forte pour moi, Marie."

Des bises

Marie

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MMmmmmmmmmmmmmmmmmfffffffffhhhhhhh !!!

C'est le bruit que font mes soupirs. Et celui-là est motivé par le fait que mon compte présente un solde ... débiteur ... de... deux cent... dix-sept ... euros ... et ... quatre-vingt-quatorze ... centimes. J'espère pour le mec qui a commis les messages pré-enregistrés de SFR-Banques, qu'il a été royalement payé, parce que je me demande combien de gens le maudissent chaque jour...

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26 janvier 2005

Son Altesse consulte le peuple

Je lance un referendum général

1- Dois-je changer le titre de ce blog ?

Quand je l'ai choisi, j'ai crue être drôle et innovante. Je viens de réaliser que non seulement le jeu de mot est éculé (un nombre incalculable d'autres blogueurs l'ont utilisé), mais qu'en plus il est nul. Et qu'il n'a rien à voir avec le contenu. Rien de rien.

2- Si oui, par quoi le remplacer ?

C'est à toi, fidèle lecteur, que je m'en remets pour qualifier ce salmigondis de nouilleries. Je te fais confiance pour choisir un titre concis, drôle et distingué. De toute façon, on ne peut que difficilement faire plus lourdingue.

Le gagnant, désigné par tirage au sort parmis les meilleures suggestions (s'il est de sexe masculin, joli à regarder et à entendre et qu'il n'a rien contre les blondes, c'est tout bénef !), se verra gratifié de toute ma considération et mon indéfectible amitié.

Des bises

Marie

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Où l'on voit que la productivité n'est plus ma priorité

Ci dessous la lettre que j'ai fait parvenir ce matin à la direction commerciale de Dim, célebre marchand de culottes.

Madame, Monsieur,

Poussée par la peur des engelures et lassée de voir la quasi totalité de mon salaire passer dans l'achat de collants bon marché et de piètre qualité, j'ai, il y a quelques semaines, commencé à m'interesser à vos produits. Je me suis donc portée acquéreur (non, non, pas de mérpise, je suis bien une fille; j'ignore simplement la forme féminine de ce mot) de deux lots de deux collants de la gamme Diam's. Il était mentionné sur l'emballlage que leur résistance n'avait d'égal que le bonheur que tout un chacun aurait de les porter, tant ils se rapprochaient de la deuxième peau. Bien sur, leur prix m'a fait sortir les yeux de leurs orbites et il m'a fallu faire un effort quasi surhumain pour lacher les boites dans mon caddie, mais une fois rentrée à la maison, j'étais sure d'avoir contracté un investissement à vie. Je me voyais déjà oublier de les retirer à la fin de la journée, tellement ils seraient fantastiquement confortables.

Le lendemain, comme presque tous les matins, je suis un peu en retard ; mon fils a déjà renversé son bol de chocolat 2 fois sur ses vêtements propres et je sais d'ores et déjà que la réunion de 9h00 commencera sans moi. J'attrappe la première boite du lot et j'en extrait ce qui m'a couté l'équivalent d'un paquet et demi de Marlboros rouges. En y mettant le pied gauche, j'ai comme un doute : l'épaisseur de la maille doit se compter en milliardièmes de microns ; comment cela va-t-il résister à mon quotidien ? J'insiste et je tente l'insertion du pied droit. Arrivée à mi-mollet, j'entends un bruit qui me déchire le coeur : 8 de mes 10 doigts viennent de passer au travers de la merveille. Je serre les dents et je me jure de ne pas me laisser emporter par la rage. Non, non, pas à cause d'une bête paire de collants. Même si elle coûtait près de 7,50 euros. Je vais tenter de faire court, mais je dois quand même vous signaler que la deuxième paire, si elle a resisté à l'enfilage, a rendu l'âme le soir même au déshabillage quand elle a rencontré la fermeture eclair de ma jupe (qui ne faisait que glisser le long de ma jambe, je jure ne m'être rendue coupable d'aucune acrobatie).

Me voilà donc, à ce stade de mon histoire, à la tête d'un capital qui a fondu de moitié. Ce matin, je décide de tenter ma chance à nouveau. Calme et relaxée par 10 minutes de respiration abdominale préalable, je déplie délicatement la merveille et j'y découvre... DEUX ENORMES TROUS !!

Pour abréger, j'ai abandonné le combat, mis un pantalon et des chaussettes de rando et je jure devant qui veut bien l'entendre que je ne vous donnerai plus un centime. Je sais pertinemment que votre Groupe s'en relèvera sans aucun problème et je doute même que vos résultats financiers en soient impactés, mais ça m'a fait du bien de vous le dire.

Je vous prie, Madame, Monsieur d'agréer l'absence totale de salutations (elle n'auraient de toute façon rien eu de distingué ; je suis trop en colère !) et reste persuadée que, considérant l'argent que j'ai perdu, nous pouvons nous estimer quittes.

Sinon, ça va.

Des bises

Marie

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Il faut bien que le corps exulte

J'ai appelé le joli Docteur et nous avons fait l'amour comme des sauvages. Du coup, je marche aujourd'hui d'un pas léger et la tête haute.

Des bises par milliers, j'ai ma dose et je suis partageuse.

Marie

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25 janvier 2005

Question

Alors là, c'est incroyable. D'un seul coup d'un seul, j'ai envie de me faire couper les cheveux très court. Là, présentement, ils m'arrivent grosso modo au milieu du dos. Les gars, je ne sais pas ce qui se passe. Ca doit être la fièvre.

J'ai un coiffeur, c'est la rolls des coiffeurs. Domenico, qu'il s'appelle. Il est sexy en diable et il vous fait des massages du cuir chevelu à se damner. Quand il me fait mon brushing, il me caresse la joue genre il m'en retire les cheveux. Et tout ça avec deux amours de jolis yeux noirs. Vous croyez que c'est lié à mon envie de ratiboisage ?

Des Bises

Marie

Posté par mapril à 16:22 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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